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Louis Dreyfus innove pour sécuriser le succès de l'IPO de sa filiale brésilienne
Louis Dreyfus innove pour sécuriser le succès de l’IPO de sa filiale brésilienne
Le groupe a garanti aux investisseurs souhaitant participer à l’opération une option de rachat de leurs titres à leur prix d’introduction
Publié le
Patrick Aussannaire
Louis Dreyfus Commodities (LDC) ne veut pas manquer son coup au Brésil. Après avoir jeté l’éponge l’été dernier faute d’investisseurs suffisants, le négociant en matières premières agricoles a introduit une clause inhabituelle dans le document de lancement de l’introduction en Bourse de sa filiale brésilienne de production de sucre et d’éthanol pour s’assurer de son succès. Biosev a annoncé mardi que 63 millions d’actions ordinaires seront mises à la disposition des investisseurs à un prix unitaire de 15 réaux, avec une première cotation prévue le 19 avril. Une opération qui permettrait de lever jusqu’à 945 millions de réaux (366 millions d’euros).
Dans un contexte de marché qui reste tendu au Brésil, LDC a offert comme garantie aux investisseurs une option de rachat de leurs titres Biosev à leur prix d’introduction, plus intérêt, et ceci sur une durée de 15 mois. Avec un coût de l’option qui serait compris entre 0,01 et 2 réaux, les investisseurs qui décident de l’exercer à échéance du 21 juillet 2014, pourraient ainsi recevoir 16,57 réaux par action. Ce type de clause est une première au Brésil.
Dans le cadre de cette opération dirigée par Banco BTG Pactual, JPMorgan, Bradesco, BB Investimentos et Itau BBA, Biosev a en outre ciblé les investisseurs institutionnels américains qui pourront réserver leurs titres entre le 3 et le 12 avril.
Les actions seront cotées sur le Nouveau marché brésilien qui impose des règles plus strictes aux sociétés que le BM&F Bovespa, dont notamment une cotation d’au moins 25% du capital des sociétés, et la conversion de tous les titres en actions ordinaires. La société issue de la fusion en 2009 de LDC Bioenergia et Santelisa Vale, a été contrainte de revoir ses ambitions à la baisse puisqu’elle projetait initialement de lever 460 millions d’euros en juillet 2012. Un montant qui devait être alloué à hauteur de 30% à son désendettement, qui se montait à 4,86 milliards de réaux fin 2012, et à hauteur de 70% à son plan de développement. Les pertes de Biosev se sont creusées l’année dernière à 434 millions de réaux, contre 331 millions en 2011.
Avec un indice Bovespa en baisse de 10% depuis le début de l’année, seulement deux sociétés se sont introduites en Bourse au Brésil cette année, selon Bloomberg. En 2012, elles n’étaient que trois, le plus faible nombre en neuf ans, alors que le Mexique accueillait six IPO.
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