Lone Star tente de rafler la mise dans l’immobilier résidentiel londonien
Le fonds de capital-investissement texan spécialisé dans l’immobilier, Lone Star, a lancé mercredi 29 juillet une offre de rachat de 1,1 milliard de dollars sur le promoteur britannique Quintain Estates & Development. Cette offre revient pour le fonds à verser 131 livres en cash pour chaque action, soit une prime de 22% sur le cours du titre observé la veille. Opération que la société de private equity compte financer à travers son fonds Lone Star Real Estate Fund IV.
Depuis cette annonce, l’action de Quintain a pris près de 23,60% pour atteindre 132,25 livres, ce qui pourrait amener une contre-offre de la part d’un potentiel concurrent.
Cet engouement pour l’immobilier résidentiel londonien est pourtant risqué. En effet, la demande de maisons en construction a chuté de 27% au deuxième trimestre, selon les données de Molior London, du fait de prix jugés trop élevés et d’une hausse de la taxe sur la vente de biens immobiliers. «Je ne m’attends pas à ce que nous voyions beaucoup de fusions-acquisitions dans le secteur», confirme James Carswell, analyste auprès de la société Peel Hunt. Cependant, la cible choisie par Lone Star se révèle être une belle occasion.
Le promoteur ciblé était actuellement sous-évalué en Bourse par rapport à la valeur de ses actifs. Quintain se trouve être le possesseur de 170.000 m2 de terrain dans l’est de Londres, à Wembley Park, où il projette de construire 5.000 maisons sur la décennie et a déjà réalisé 1.300 habitations. Mais il lui manque les autorisations pour le reste de la superficie, une situation qui avait déteint sur sa valeur boursière. De plus, Quintain dispose d’un positionnement moyen de gamme sur le marché de l’habitation qui contraste avec ses concurrents, tous engagés dans une course à l’immobilier de luxe, ce qui le rend moins dépendant de la demande des non-résidents.
Si les opérations se déroulent comme prévu, Lone Star apparaîtra comme un acteur majeur du marché résidentiel londonien alors qu’il n’y est entré que l’année dernière avec l’achat d’un terrain préparé à accueillir une tour de 41 étages qui devait contenir 335 logements et bureaux. Depuis, le fonds s’est constitué un portefeuille hôtelier regroupant 89 établissements au Royaume-Uni qu’il compte prochainement introduire en Bourse.
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