L’offre d’Icade sur Silic devrait être suspendue dans l’attente de l’arrêt de la cour d’appel
Malgré la fronde de certains actionnaires, Icade se fixe toujours pour objectif de se rapprocher de Silic. Dans ce cadre, HoldCo –détenue à 75% par la Caisse des dépôts et à 25% par Groupama– actionnaire de référence de Silic à hauteur de 44% du capital depuis le 16 février dernier a l’intention de demander lors de l’AG de Silic du 22 juin prochain d’être représenté majoritairement au conseil d’administration de la foncière.
Parmi les neuf administrateurs actuels de Silic figure la société mutuelle d’assurance sur la vie du bâtiment et des travaux publics (SMA Vie BTP). Or, cette dernière a déposé le 3 mai dernier un recours en annulation de la décision de l’AMF prononçant la conformité du projet d’OPA d’Icade sur Silic. Le lendemain, l’Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam) a également déposé un recours devant la cour d’appel de Paris.
Si le calendrier de ces procédures parallèles n’est pas encore connu, les magistrats parisiens devraient se prononcer cette semaine ou la suivante sur le calendrier de l’offre. Ouverte depuis le 27 avril, l’offre est censée se clôturer le 1er juin. Toutefois, compte tenu des recours déposés, l’AMF a précisé qu’elle publierait ultérieurement un éventuel changement de calendrier. «Habituellement, l’AMF décide la veille de l’audience de suspendre le calendrier jusqu’à huit jours après l’arrêt de la cour d’appel», confie un expert.
La présidente de l’Adam, Colette Neuville, a déjà exposé à plusieurs reprises ses arguments, contestant notamment l’inégalité de traitement entre les actionnaires de Silic et Groupama, et la faiblesse de la parité offerte, d’autant que l’expert indépendant juge l’offre «peu généreuse». Si Hubert Rodarie, représentant de SMA Vie BTP au conseil de Silic n’était pas joignable vendredi, il a déjà fermement motivé son opinion lorsqu’il a voté contre le projet de rapprochement avec Icade.
Par ailleurs, Colette Neuville a alerté l’AMF sur le comportement des banques qui proposent à leurs clients exclusivement d’apporter leurs titres à l’offre, de racheter ou vendre des actions pour respecter la parité offerte. Mais en aucun cas la possibilité de conserver leurs titres en portefeuille ne leur est proposée.
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