L’information sur la rémunération des dirigeants en voie d’amélioration
La rémunération des dirigeants de sociétés cotées (hors CAC 40 et banques/assurances) est revenue l’an dernier au niveau de 2008, selon la troisième édition de l’étude ATH, association de cabinets d’audit et de conseil. Elle progresse pour les compartiments A et B d’Euronext, mais recule sur le compartiment C (voir graphique). Le fossé demeure entre les rémunérations annuelles moyennes d’un dirigeant du CAC 40 (2,5 millions d’euros selon une étude des Echos), du panel ATH (0,5 million), et de PME (61.300 euros selon la CGPME).
Si les rémunérations fixes sont restées stables, les rémunérations variables ont crû de 34% (et même de près de 50% pour le compartiment A). Toutefois, les critères d’attribution restent «encore trop généraux», constate Olivier Maurin, auteur de l’étude.
En 2010, 37% des dirigeants (contre 29% en 2009) ont bénéficié d’actions ou d’options pour une valorisation moyenne de 434.000 euros (contre 285.000 en 2009). Une forte progression, «malgré une fiscalité croissante», constate Pierre Godet, président d’ATH.
L’information sur l’évolution des rémunérations «est aujourd’hui transparente», estime Pierre Godet, mais elle pourrait être encore améliorée et simplifiée. Désormais 79% des sociétés utilisent les tableaux de l’AMF, contre 32% en 2008; et 91% fournissent des données chiffrées et comparables. Pour autant, «est-il raisonnable d’exiger le même niveau d’information pour toutes les sociétés cotées quelle que soit leur taille, alors même que l’on constate de la part de certaines d’entre elles une forte propension à opter pour Alternext? », s’interroge Pierre Godet.
ATH dévoilera prochainement sa première étude sur l’analyse de la valeur ajoutée des sociétés cotées.
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