L’immobilier coté bénéficie d’un contexte idéal
L’immobilier a encore de beaux jours devant lui. Dans un contexte de taux bas et de faible croissance économique, les foncières européennes cotées offrent à la fois un aspect défensif et résilient grâce à leur détention d’actifs physiques et à leurs baux de longue durée. «L’écart entre le coût de financement et le rendement est historiquement élevé, souligne Laurent Saint-Aubin, gérant chez Sofidy. Avec des taux de financement compris entre 2 et 3% et des rendements bruts qui avoisinent 5% pour les actifs prime en Europe occidentale, les sociétés immobilières bénéficient à plein d’une rente de transformation».
En outre, «c’est bien que les foncières commencent à se ré-endetter modérément, poursuit Laurent Saint-Aubin. La nature d’une foncière est d’avoir de la dette. Vendre des actifs pour réduire sa LTV [taux d’endettement, ndlr], c’est aussi réduire sa croissance et pas au bon moment».
Signe du poids croissant de l’immobilier coté, Dow Jones et MSCI viennent d’annoncer que ce segment constituera une classe d’actifs à part, et non plus intégrée aux financières, à compter de septembre 2016. Néanmoins, le compartiment européen des foncières est encore nettement sous-représenté par rapport au poids qu’il a aux Etats-Unis et en Asie. Il manque de purs acteurs immobiliers en logistique, en hôtellerie et dans la santé. «Le marché se structure progressivement, les acteurs doivent d’abord se recentrer sur leur compétence cœur de métier, puis atteindre une taille critique. La consolidation va se réaliser au niveau national, avant de se faire au niveau européen, en particulier dans les bureaux et dans le résidentiel », confie un spécialiste du secteur.
Des capitaux sont investis massivement depuis dix-huit mois dans l’immobilier européen, «mais seulement 20 à 25% dans le coté, et peu en France, les investisseurs préférant jouer le retournement en Espagne et en Irlande notamment», poursuit cet expert.
Dans ce contexte, Sofidy vient de lancer son OPCVM Sofidy Sélection 1, son premier fonds dédié à l’immobilier coté - qui se fixe pour objectif de surperformer son indice de référence le FTSE Epra/Nareit Euro Zone Capped (en hausse de 13,8% depuis le début de l’année) - et compte notamment 25 des 41 valeurs de l’indice et des titres hors zone euro. Des valeurs décotées, comme l’allemand Deustche Office ou le finlandais Citycon, pourraient rejoindre ce fonds.
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