L’hôtellerie profitera de la reprise de la croissance aux Etats-Unis
Ce soir après Bourse, Accor dévoilera son chiffre d’affaires pour le premier trimestre, attendu à 1,35 milliard d’euros par le consensus. Cette stabilité devrait cacher une croissance des ventes du pôle hôtelier, mais un ralentissement par rapport au trimestre précédent. Les analystes anticipent une stabilité du revenu par chambre disponible (RevPar) en Europe, mais une hausse de 4 à 5% de la «classe» économique aux Etats-Unis (Motel6). Sur l’ensemble de l’année, les experts prévoient une stabilité voire une légère hausse du RevPar. Mais tout dépendra du contexte économique.
L’hôtellerie reste un secteur cyclique lié aux évolutions de la croissance mondiale. «Une variation de 1% du PIB représente une variation de 5% du RevPar», estime Raymond James. 2012 devrait se caractériser par une reprise à deux vitesses. Ainsi, le cabinet PKF table sur une hausse de 5,8% des RevPar aux Etats-Unis cette année, tandis que le bureau de conseil MKG anticipe une baisse de 1,5% en Europe de l’Ouest, et même de 5% en Europe du Sud.
Dans ce contexte, Raymond James avoue sa préférence pour InterContinental, avec un résultat d’exploitation réalisé à 64% aux Amériques (principalement aux Etats-Unis) et seulement 15% en Europe. En revanche, le courtier estime qu’Accor pourrait pâtir de sa très forte exposition à l’Europe, 73% de son résultat d’exploitation, dont la France (45%).
Credit Suisse se concentre sur les groupes hôteliers misant sur la restructuration et les réinvestissements, à l’instar d’Accor, qui bénéficient ainsi d’un potentiel de hausse, alors même que le secteur a déjà bien rebondi depuis le début de l’année: Intercontinental (+25%), Accor (+26%), et Marriott (+28%).
De son côté Oddo mise sur les catalyseurs périphériques de l’asset management et du pipeline. «La normalisation du contexte de crédit accélérera les cessions immobilières et la création de valeur sous-jacente, poursuit Oddo. Par ailleurs, un financement apaisé aidera l’extension du pipeline (voie royale pour améliorer la rentabilité du capital sans risque, ni surcoût)». Un atout pour Accor, qui poursuit sa transformation vers un modèle «asset light», avec un objectif de 80% de son parc hôtelier en franchise, management ou loyer variable, contre 68% actuellement et 60% en 2009 (voir graphique ci-dessous). D’ailleurs, Oddo fixe un objectif de cours de 35 euros pour Accor, soit un potentiel de hausse de 42%.
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