AccueilNewsEntreprises
L'Etat ne peut guère compter sur ses participations cotées pour se renflouer
L’Etat ne peut guère compter sur ses participations cotées pour se renflouer
Pour des questions stratégiques ou de valorisation, les lignes composant le portefeuille géré par l’APE sont quasiment intouchables
Publié le
Olivier Pinaud
Le ministère des Finances. Photo: PHB
-
Dans le cadre de la restructuration budgétaire et la modernisation des politiques publiques, nous réfléchissons à un changement de nos participations.» La déclaration la semaine dernière d’Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, au Wall Street Journal, se heurte à la réalité. Les marges de manœuvre de l’Etat en matière de cessions d’actifs sont aujourd’hui extrêmement limitées, sinon inexistantes.
Sur les douze lignes cotées principales du portefeuille de l’Agence des participations de l’Etat (APE), aucune ne peut être facilement monétisée. Valorisés 24 milliards d’euros, soit 42% du portefeuille de l’APE, les 84,44% au capital d’EDF sont intouchables. Le cours de l’électricien est proche de ses plus bas historiques et une cession, en plein débat sur la transition énergétique, serait difficile à expliquer.
Le raisonnement est assez proche pour France Télécom (2,75 milliards d’euros pour 13,45% du capital): valorisation au plancher et volonté de préserver la paix sociale obtenue après la crise des suicides. Quant à GDF Suez (13,6 milliards d’euros pour 36,71% du capital), Arnaud Montebourg a un temps pensé en vendre un bloc pour nationaliser Florange, avant de renoncer.
Même en mettant de côté leur faible valorisation, les autres participations, chez Renault (2,2 milliards d’euros, 15,01% du capital), Air France-KLM (321 millions, 15,88%) ou bien encore Thales (1,7 milliard, 27,08%) sont stratégiques donc invendables. Les lignes financières (CNP et Dexia) ne pèsent que 80 millions d’euros. Quant à ADP, dont le cours de Bourse est supérieur au prix d’introduction, le gain potentiel est faible. Selon la loi, l’Etat doit conserver 51% du capital du groupe d’aéroports. Il ne peut ainsi vendre que 3,5%, soit 220 millions d’euros.
A moins d’un changement profond de stratégie, les mouvements de l’Etat devraient rester marginaux, à l’image de la vente de 3,12% de Safran fin mars pour 448,5 millions d’euros. Cette opération répondait plus à une situation spéciale qu’à une décision stratégique. Au nominatif, les titres Safran de l’Etat lui conféraient des droits de vote double. Soit l’APE renonçait «à acquérir ces droits de vote double pour ne pas dépasser le seuil des 30%», soit elle cédait «une partie des titres tout en conservant la même influence au sein de l’assemblée générale», a récemment expliqué David Azéma, le directeur général de l’APE, devant les sénateurs.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable