L’Etat augmente sa participation à près de 20% dans Renault
L’Etat français a annoncé, mercredi 8 avril, qu’il était en train de racheter 4,73% du capital de Renault pout porter sa participation à 19,74% afin de s’assurer qu’il disposera bien des droits de vote doubles lors de l’assemblée générale du groupe automobile le 30 avril.
Cette acquisition, dont une grande partie a déjà été réalisée mardi, devrait être effectuée pour un prix compris entre 814 millions et 1,23 milliard d’euros, précisent les ministères de l’Economie et des Finances dans un communiqué. Soulignant son caractère temporaire, ils précisent que cette acquisition «ne préfigure en aucun cas un mouvement durable à la hausse ou à la baisse» de la participation de l’Etat dans Renault.
L’Etat, qui détenait 15,01% du capital de Renault avant cette opération, compte acquérir un maximum de 14 millions d’actions. Il a déjà acquis 9,56 millions de titres sur le marché à travers une banque, le solde de 4,4 millions d’actions pouvant être acquis par cette banque pour le compte de l’Etat, à un prix plafonné.
L’Etat a également acquis des options de vente à prix fixe pour une durée de six mois. «Ceci permettra, si l’Etat le souhaite, de dénouer cette opération à cet horizon-là en sécurisant ses intérêts patrimoniaux et en minimisant le risque sur l'évolution du cours de Renault», a-t-on expliqué dans l’entourage du ministre de l’Economie.
L’opération doit permettre à l’Etat de garantir le rejet lors de l’assemblée générale de Renault d’une résolution visant à empêcher l’acquisition de droits de vote doubles par les actionnaires détenant des titres depuis plus de deux ans. «Notre objectif, c’est de sécuriser les droits de vote doubles», pas d’augmenter durablement la participation de l’Etat au-delà du niveau de 15%, a-t-on ajouté. L’acquisition de droits de vote doubles, une disposition de la loi «Florange» de 2014, vise à favoriser l’actionnariat de long terme.
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