Les valorisations des PME non cotées devraient progresser
Elles pâtissent encore d’une décote très élevée par rapport aux sociétés cotées. De 39% sur l’Ebitda et de 46% sur le résultat net en 2015.
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Bruno de Roulhac
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Difficile d’évaluer une PME non cotée. Depuis plusieurs années, le groupement d’audit et de conseil Absoluce propose un outil de valorisation des PME françaises basé sur les données InFinancials.
L’écart de valorisation entre sociétés cotées (CAC All Tradable) et non cotées ne cesse de progresser. Le taux de décote médian en termes de multiple de résultat net (PER) est passé de 22% en 2011 à 50,2% en 2014. Une évolution qui traduit l’augmentation du risque pour les sociétés non cotées. Plus la société est petite, plus la décote est élevée. Toutefois, cette décote semble se stabiliser, voire légèrement diminuer, retombant à 46,5% en 2015. Sur les autres indicateurs financiers, les écarts demeurent importants, avec une décote de 39% sur l’Ebitda et de 50% sur le résultat d’exploitation (Ebit). En 2015, une société non cotée était valorisée 5,2 fois son Ebitda, 6,8 fois son résultat d’exploitation et 9,1 fois son résultat net.
Ces chiffres cachent des résultats très contrastés en fonction des secteurs. Ainsi la décote d’Ebitda ressort à 51% dans la santé et à 48% dans les logiciels, contre 11% dans le commerce de détail et 21% dans l’automobile.
En raison de la plus faible exposition des sociétés non cotées au contexte économique international, leurs multiples sont affectés avec un retard d’environ une année, à la hausse comme à la baisse, par rapport aux multiples des sociétés cotées, estime l'étude. Ce qui laisse présager «une continuité de la remontée des multiples pour les sociétés non cotées», anticipe Absoluce.
Suite à une rumeur de la presse locale, Mirae Asset Securities a confirmé étudier l’acquisition d’une société de courtage japonaise afin de renforcer sa présence internationale. Le groupe sud-coréen précise toutefois n’avoir encore arrêté aucune cible et indique que cette démarche est indépendante de Toss Securities, cité par la presse comme partenaire potentiel.
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