Les valeurs technologiques américaines transmettent des signaux contrastés
L’avalanche de publications hier soir à New York dans le domaine technologique a dans son ensemble rassuré les opérateurs. Sous l’impulsion en premier lieu de perspectives encourageantes dévoilées par IBM, le numéro un mondial des services technologiques, ou des résultats jugés satisfaisants de la part d’Intel et de Microsoft. Ces publications ont laissé percer l’espoir d’une moindre nervosité des décideurs d’entreprises face à la croissance économique, ce qui devrait leur permettre de renforcer leurs dépenses technologiques.
L’analyste Alex Gauna de JMP Securities estime ainsi que «ce que nous avons vu pour l’instant dans la technologie ressemble à un tournant, et cela va mieux. Un tournant dans le sens d’un ménage effectué dans les stocks et d’amélioration des perspectives de la demande».
IBMparticulièrement a ainsi promis une croissance de 10,5% de son bénéfice cette année. La directrice générale Ginni Rometty, en poste depuis le 1er janvier, n’a pas manqué de souligner que le groupe a « réalisé une forte performance au quatrième trimestre, qui couronne une année record en termes de bénéfice par action, de chiffre d’affaires et de trésorerie».
Tandis qu’Intel, leader mondial des puces informatiques, a publié des ventes au-delà des attentes au trimestre écoulé, tout en se disant prudent sur l’impact des inondations en Thaïlande. Les résultats de Microsoft ont tiré parti de l’intégration de Skype.
Figure emblématique de l’internet, Google a en revanche vivement déçu les analystes hier soir à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels sur lesquels a pesé l’impact du climat économique morose en Europe. De quoi faire chuter de quelque 10% le titre après-Bourse. Pour l’analyste Jordan Rohan, chez Stifel Nicolas, les attentes étaient trop fortes car «les investisseurs n’ont pas d’estimation convenable de ce qui se passe en dehors de Etats-Unis». Le chiffre d’affaires hors revenus partagés avec des sites partenaires est ressorti à 8,13 milliards de dollars, contre 6,37 milliards fin 2010. Pour un résultat net de 2,71 milliards de dollars contre 2,54 milliards. Si le nombre de clics sur les publicités insérées dans les pages de Google a fortement progressé au cours des trois derniers mois de l’année dernière, le coût par clic, c’est à dire le montant facturé aux partenaires de Google, a diminué de 8%.
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