Les salaires des petits patrons semblent moins sensibles à la crise

La rémunération globale des dirigeants des sociétés cotées sur Eurolist C a augmenté de 4% en 2011 contre un repli de 5% sur le compartiment A
Yves-Marc Le Reour

Les salaires des patrons de PME cotées ont évolué l’an dernier de façon très disparate selon la taille de l’entreprise, montre l'étude tout juste publiée par ATH, association qui regroupe 23 cabinets d’audit et de conseil. En se fondant sur un panel de 431 dirigeants et 163 sociétés cotées sur les trois compartiments Eurolist (hors CAC 40 et secteur financier), cette étude montre que la rémunération totale de ces dirigeants a reculé l’an dernier de 4% à 490.000 euros.

Mais cette rémunération, qui comprend la part fixe et variable, plus les primes exceptionnelles, avantages en nature et jetons de présence, a reculé de respectivement 9% à 800.000 euros et 7% à 403.000 euros pour le compartiment A et B d’Eurolist, contre une progression de 9% à 238.000 euros pour le compartiment C.

Cette évolution est «en lien avec des résultats nets du panel, qui sont en repli de respectivement 37% et 20% sur les compartiments A et B, alors qu’ils sont restés stables sur la période pour le compartiment C». Si 94% des dirigeants ont reçu une rémunération fixe et 63% une part variable, seulement 28% ont bénéficié d’actions de performance ou de stock-options. Après avoir valorisé ces éléments au prix moyen du marché pour 2011, la rémunération globale des dirigeants atteindrait 1,2 million d’euros pour le compartiment A (-5% d’une année sur l’autre), 454.000 euros sur le compartiment B (-11%) et 248.000 euros (+4%) sur le compartiment C.

Le nombre de dirigeants bénéficiant d’une rémunération différée est demeuré stable depuis 4 ans. Environ un quart d’entre eux peut prétendre à une indemnité de départ (allant de 4 à 24 mois de salaire) ou à une retraite supplémentaire et ils sont 14% à bénéficier d’une indemnité de non-concurrence (10 mois de salaire en moyenne).

L’étude a pour la première fois élargi son champ à la place des femmes dans les instances dirigeantes de ces entreprises. Des progrès considérables restent à faire, avec seulement «26 femmes parmi les 393 répondants du panel, soit 7% du total». En outre, leur rémunération totale «est égale à 66% de celle des hommes en moyenne», leur rémunération globale atteignant tout juste 56% de celle de leurs homologues masculins, «le poids des actions et stock-options étant très nettement inférieur pour les femmes», conclut l’étude.

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