Les résultats trimestriels de Nokia laissent entrevoir une lueur d’espoir
Ce n’est pas encore l’heure du happy end mais Nokia peut se targuer d’avoir redressé la barre au troisième trimestre. Le fabricant finlandais de téléphones mobiles a surpris les investisseurs en dévoilant hier une perte de 68 millions d’euros, largement inférieure au consensus des analystes (229 millions d’euros). Le sursaut est très net après les 368 millions d’euros de pertes du deuxième trimestre. La Bourse d’Helsinki a salué ce début de rétablissement, l’action clôturant sur une note positive (+5,5%).
Nokia est parvenu à faire décoller les ventes de ses modèles les plus basiques sur des marchés clés comme l’Inde. Les livraisons de ce segment ont bondi de 8% pour atteindre près de 90 millions d’unités. «Ce bon résultat dans les téléphones est en grande partie redevable à ses modèles «double SIM» et à la reconstitution des réseaux en Chine», estiment les analystes d’Exane BNP Paribas. En revanche, le segment des smartphones continue de souffrir avec une chute des livraisons de 38% à 16,8 millions d’unités.
Cette poursuite du déclin des ventes de téléphones «haut de gamme» s’est traduite dans le prix de vente moyen. Celui-ci a baissé de 62 à 51 dollars d’un trimestre sur l’autre. Pour regagner du terrain sur ce marché, où il occupe la troisième position derrière Apple et Samsung, Nokia compte sur la transition vers la plate-forme Windows Phone de Microsoft. Le groupe va lancer la commercialisation ce trimestre et prévoit de l'étendre à davantage de pays et d’opérateurs en 2012. Parallèlement, Nokia compte assurer la vente et l’amélioration de ses modèles sous Symbian jusqu’en 2016.
Pour les analystes de JPMorgan, le finlandais est loin d'être sorti de l’ornière en raison de la transition engagée par certains marchés. «Des produits dans la téléphonie mobile plus en phase avec le marché vont contribuer à stabiliser Nokia. Cependant, un marché final crucial dans ce domaine, en l’occurrence la Chine, est en train d'évoluer rapidement vers les smartphones».
Le courtier attend ainsi une stratégie viable, au moins jusqu’au deuxième semestre 2012, sur le segment des modèles à bas prix. Autre défi pour le groupe d’Espoo : faire un succès de son plan de réduction des coûts d’exploitation qui doit lui permettre d'économiser plus d’un milliard d’euros par an à compter de 2013.
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