Les résultats annuels d’Akka Technologies rassurent les investisseurs

La marge opérationnelle courante supérieure aux attentes et la bonne génération de trésorerie ont permis de maîtriser l’endettement du groupe
Yves-Marc Le Reour

Les résultats annuels d’Akka Technologies ont manifestement soulagé les investisseurs, si l’on se fie à l’envolée de près de 15% de l’action à 25,1 euros, portant ainsi la capitalisation boursière de la société d’ingénierie et de conseil à 347 millions d’euros.

La baisse organique de 0,9% de l’activité en France l’an dernier (55% du chiffre d’affaires) a été compensée par un redressement de la rentabilité depuis l’été grâce aux premiers effets du plan d’actions mis en place et à un redéploiement commercial au quatrième trimestre. A cela s’ajoute la croissance de l’Allemagne (33% de l’activité), une amélioration des marges de MBtech récemment intégré dans ce pays et la bonne dynamique de l’activité dans le reste du monde (12% du chiffre d’affaires).

Tout en affichant une baisse de 150 points de base d’une année sur l’autre, la marge opérationnelle courante a donc atteint 7,6% sur l’ensemble de l’année, un niveau largement supérieur au consensus de 7%. Les analystes de CM-CIC Securities soulignent «la très bonne génération de cash» de la société de conseil liée à la maîtrise du besoin en fonds de roulement et à l’amélioration des marges, ce qui lui permet d’afficher une dette nette de 52,4 millions d’euros à fin décembre. Ceci équivaut à un ratio de dette nette sur capitaux propres de 29,6%, conforme à l’objectif d’environ 30% que s’était fixé le groupe.

Si Akka ne donne aucune guidance précise pour l’année 2013, les analystes de Natixis pensent qu’il devrait «bénéficier de l’effet positif du nouveau crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et de la poursuite du redressement de la marge de MBtech». Le groupe annonce néanmoins vouloir atteindre «à moyen terme» un résultat opérationnel courant (ROC) de 100 millions d’euros, soit une progression de 59% par rapport à 2012.

Comme il ne se fixe pas d’objectif de chiffre d’affaires à cet horizon, «nous ne pouvons calculer le niveau de marge sous-tendant cet objectif», remarquent les analystes de Gilbert Dupont. Ils jugent également intéressant de savoir «si le groupe envisage d’atteindre cet objectif de résultat uniquement par croissance interne ou si une reprise de la croissance externe peut être escomptée», en ajoutant que cette deuxième hypothèse «expliquerait en partie le montant élevé (100 millions d’euros) du placement privé obligataire du mois dernier».

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