Les rémunérations des dirigeants britanniques continuent de progresser
Elles ont augmenté de 11% en 2017. Les patrons des entreprises du FTSE 100 perçoivent 145 fois la paie moyenne de leurs employés.
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Stéphanie Salti, à Londres
Les rémunérations des patrons britanniques continuent de progresser (piles de pièces de taille croissante).
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La grogne des actionnaires lors des dernières AG et les critiques gouvernementales n’ont pas eu d’effet sur les niveaux des rémunérations des dirigeants britanniques. Selon une étude publiée conjointement par le CIPD (Chartered Institute of Personnel and Development) et le High Pay Centre, la rémunération annuelle médiane des patrons des grandes entreprises britanniques (FTSE 100) a progressé l’an dernier de 11% comparée à 2016, pour s’établir à 3,93 millions de livres. Leur rémunération moyenne a augmenté de façon encore plus importante (+23%), à 5,66 millions de livres.
Le High Pay Centre et le CIPD ont cependant reconnu que les rémunérations moyennes étaient largement affectées cette année par les montants astronomiques perçus par deux dirigeants : Jeff Fairburn, le directeur général de l’entreprise de BTP Persimmon, a ainsi perçu une rémunération globale de 47,1 millions de livres, soit 22 fois la somme perçue en 2016 ; et Simon Peckham, le directeur général de l’entreprise manufacturière Melrose Industries, a reçu 42,8 millions de livres, soit 43 fois ses émoluments de 2016… Si l’on exclut ces deux rémunérations, la paie moyenne progresse néanmoins de 6%, à 4,58 millions de livres, en 2017.
Selon l’étude, les plans d’intéressement à long terme (LTIP) sont de plus en plus utilisés dans la rémunération globale des dirigeants, couvrant 56% du total, contre 48% en 2016. Or, ces plans sont considérés comme beaucoup trop généreux car ils ne permettent pas d’aligner correctement la rémunération des dirigeants avec les performances à long terme des entreprises.
Au total, la rémunération moyenne des dirigeants des entreprises de l’indice phare de la Bourse de Londres représente 145 fois la paie moyenne des employés, alors que ce ratio était de 128 en 2016. «Il est très troublant qu’un tel écart de salaire demeure entre les directeurs généraux et leurs employés, explique Luke Hildyard, le directeur du High Pay Centre. La distribution des rémunérations dans les entreprises a un gros effet sur les niveaux de vie et, d’après plusieurs indicateurs, le Royaume-Uni est un des pays les plus inégalitaires en Europe.» En juin, le gouvernement a annoncé son intention de contraindre les entreprises de plus de 250 salariés à publier et à justifier l’écart de rémunération entre le directeur général et les employés à compter de 2020.
A elles trois, ces banques mutualistes ont rémunéré, l'an dernier, moins de preneurs de risque que la Société Générale et trois fois moins que BNP Paribas, pour un montant total de plus d'un million d'euros.
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