Les produits de grande consommation gonflent la marge opérationnelle de Bic
Lors du bilan des publications de comptes semestriels, Bic fera partie des meilleurs élèves du SBF 120. Dans un contexte déprimé par les crises de la dette et par une série d’avertissements sur résultats, le fabricant de rasoirs ou de stylos jetables a agréablement surpris avec des chiffres semestriels supérieurs aux attentes. Son chiffre d’affaires a progressé de 2,4%, à 886,1 millions d’euros. A base comparable, la croissance se monte à 5,5%. Son résultat d’exploitation a bondi de 30,1% à 185,2 millions.
Et pourtant, Bic n’a pas été aidé par sa division de produits publicitaires et promotionnels (sacs, mugs, calepins…), issue de l’acquisition de Norwood en 2009. La performance de celle-ci reste «faible», selon Mario Guevara, le directeur général de Bic. Son chiffre d’affaires a baissé de 10,2% au premier semestre, notamment en raison de ventes difficiles aux Etats-Unis. Résultat, elle a accusé une perte opérationnelle de 1,6 million d’euros. Aucune amélioration n’est attendue au second semestre. «Nous sommes cependant confiants quant au succès du plan d’intégration et au retour à la croissance en 2012», assure le directeur général.
En attendant, Bic peut se reposer sur la forme de sa division de produits grand public (rasoirs, stylos, papeterie…). Celle-ci a dégagé au premier semestre une marge opérationnelle de 24,6%, contre 20,1% un an auparavant. Le groupe profite d’une croissance soutenue de ses ventes de rasoirs (+12,8% à 162 millions d’euros), de briquets (+12,2% à 248 millions), mais aussi de produits de papeterie (+5,7% à 297,9 millions). «Pour le reste de l’année, le positionnement commercial de Bic devrait continuer à soutenir la croissance du chiffre d’affaires et à maintenir le niveau de profitabilité du groupe au-dessus de sa moyenne historique», annonce Mario Guevara. Elle était de l’ordre de 17% au cours des 10 derniers trimestres.
De quoi relancer le titre, qui avait été lourdement sanctionné mardi (-5,5%). Le cours de Bourse a repris 3,61% hier à 63,72 euros, les analystes de Natixis soulignant les qualités fondamentales du groupe: gains de parts de marché, forte génération de cash et valorisation attractive avec un ratio cours sur bénéfice estimé pour 2012 à 12,2 fois, soit une décote de 16% par rapport à la moyenne historique.
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