Les primes d’OPA restent élevées, même en période de crise
Les flux de fusions et acquisitions restent encore bien loin des niveaux d’avant la crise. Avec un chiffre mondial de 481 milliards de dollars, les montants ont chuté de 35% au premier trimestre 2012 par rapport à la même période de 2011, selon Thomson Reuters. Mais ces derniers jours, une salve d’opérations (Avon, Cimpor, TNT Express, International Power, StarBev…) laisse entrevoir une accélération des manœuvres. D’autant que, comme le rappellent les analystes de Cheuvreux dans leur dernière étude trimestrielle sur les M&A, les grands groupes disposent de marges de financement conséquentes. Le ratio de dette nette sur fonds propres de leur échantillon de valeurs tombera à 25% en 2012 contre 40% l’an dernier.
Ce contexte de reprise des opérations devrait soutenir des niveaux de primes d’acquisitions déjà élevés. Historiquement, celles-ci ont tendance à être plus faibles en début d’année, les entreprises étant logiquement plus prudentes. Mais elles augmentent progressivement dans le courant de l’exercice. En Europe, malgré la crise bancaire, et l’arrêt quasiment total du marché des acquisitions, les primes des quelques opérations réalisées en 2011 sont restées accrochées à la moyenne de 32% de ces deux dernières années. Aux Etats-Unis, la prime moyenne ressort à 23%, selon Dealogic.
Les études montrent que les primes d’acquisitions sont d’autant plus élevées que le marché sur lequel est cotée la cible est réglementé. L’Allemagne, où la législation est moins contraignante, est ainsi réputée moins généreuse que les autres places européennes. En 2011, la prime moyenne à Francfort s’élevait à 17%, contre 23% à Londres et 21% à Paris, selon les données Bloomberg.
{"title":"","image":"78148»,"legend":"PRIMES D’OPA»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Le Club de Paris planche sur une meilleure coopération au service des pays endettés
Pour ses 70 ans, cette instance réunissant 22 pays prêteurs qui se coordonnent pour soutenir les pays endettés afin d’éviter les défauts de remboursement, parvient désormais à trouver des solutions plus rapidement mais poursuit sa recherche de meilleures pratiques. -
L’Europe a tous les atouts pour affirmer sa souveraineté économique
Le cabinet d’intelligence économique Vélite invite à passer à l’action. La coopération européenne et le développement d’une souveraineté numérique française constituent des axes clés. -
GP Score nomme un directeur des relations avec les gérants francophones
Le spécialiste de l'évaluation des capacités opérationnelles des gérants de private equity accueille Arthur Derderian pour développer ses relations en France et dans les pays francophones.
ETF à la Une
AllianzGI va lancer cinq ETF actifs en Europe dès l'été
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
- Nickel lance un compte pour les pros
Contenu de nos partenaires
-
Récit nationalLe message caché de Macron derrière ses panthéonisations
Chaque entrée au Panthéon donne l'occasion au chef de l'Etat de s'adresser au pays pour écrire le récit national d'une Ve République héritière de la Résistance, des Lumières et de l'universalisme -
Comeback KidLa remontada de J.D. Vance après les pourparlers en Suisse
Envoyé par Donald Trump pour négocier avec l'Iran, le vice-président ressort de cette mission diplomatique à haut risque avec une cote de popularité en hausse pour 2028 -
ChaudronEléonore Caroit : « Nous appelons les Etats-Unis à faire appliquer l'accord de cessez-le-feu au Liban »
De retour du Liban, la ministre déléguée aux partenariats internationaux et à la Francophonie décrit une situation « volatile », après l'accord américano-iranien qui inclut le pays du Cèdre