Les petites entreprises reconstituent progressivement leur niveau de marge
Les marges des entreprises françaises peinent toujours à retrouver leurs niveaux d’avant la crise. En effet, selon la dernière enquête réalisée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), le taux de marge global ressortait à 27,5% sur l’année 2011 pour l’ensemble des secteurs étudiés, hors agriculture et services financiers. Après avoir fortement chuté en 2009, les taux de marge sont ensuite repartis à la hausse, avant de marquer une pause avec un léger recul sur l’année 2011.
Si le secteur de l’industrie, qui concentre plus de 25% de la valeur ajoutée aux coûts des facteurs (VA), dégage une marge moyenne de 27,3% en ligne avec le taux global, celle des autres secteurs varie entre 19% et 27%. L’information et la communication, ainsi que les activités immobilières, qui pèsent respectivement 8,5% et 4,3% de la VA totale, font figure d’exception avec des taux de marge sensiblement plus élevés que la moyenne, de 37,4% et 70,7%. En revanche, la construction ainsi que l’hébergement et la restauration sont les secteurs qui enregistrent les marges les plus faibles, de 19,4% et de 22,4%. Dans ce contexte, l’Insee précise que «seuls les secteurs de l’immobilier et des transports et entreposage ont retrouvé un taux équivalent ou supérieur à ceux de 2007».
Les entreprises de moins de dix salariés dégagent les marges les plus fortes de 39%, contre 19% pour les entreprises de 10 à 249 salariés et 26% pour celles de plus de 250 salariés, dans la mesure où les petites sociétés se servent de leurs marges pour rémunérer les dirigeants. Ces entités ont d’ailleurs été les seules à voir leur marge progresser sur l’année 2011 pour n’être plus qu’à trois points de leur niveau de 2007, qui atteignait 42%.
L’Institut rappelle cependant qu’«un taux de marge élevé résulte en général de la mise en œuvre d’un capital d’exploitation important; il n’implique pas nécessairement une rentabilité économique forte mais sert à financer les investissements». Ainsi, le secteur industriel, caractérisé par un taux de marge de 27% et un taux d’investissement de 23%, dégage une rentabilité économique de seulement 7%.
Dans le même temps, le secteur de la construction, avec un taux de marge et d’investissement de respectivement 19% et 10%, arrive à dégager une rentabilité économique de 21%, bien plus forte que la moyenne de 9%.
Plus d'articles du même thème
-
Elis fait évoluer son directoire
L'actuel directeur général ajdoint en charge des opérations, Yann Michel, prendra en septembre la place de Matthieu Lecharny, ce dernier n'ayant pas sollicité le renouvellement de son mandat. -
SpaceX veut se valoriser à plus de 1.750 milliards de dollars
Le groupe a fixé à 135 dollars par action le prix de son introduction en Bourse, une opération pour laquelle il prévoit de lever 75 milliards de dollars. La taille de l'IPO pourrait même être portée à 86 milliards en cas de souscription d’une option de surallocation. -
Le risque pays fait tache d’huile du Golfe persique au reste du monde
Le baromètre d’AU Group pointe qu’en l’absence de perspectives de résolution du conflit, « le risque d'une crise financière d'ampleur ne peut plus être écarté ».
ETF à la Une
Le marché européen des ETF confirme son rebond en mai
- Chez Ardian, une succession au long cours qui n’ose pas dire son nom
- TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
- Atalian s’apprête à passer sous le contrôle de ses créanciers
- Avec BMW, Airbus et EDF, Mistral AI se déploie dans l’ingénierie industrielle
- Le Crédit Mutuel vante la banque à réseau pour concéder l'inévitable passage au digital
Contenu de nos partenaires
-
HorlogerieLes horlogers jouent les outsiders à la Milan Design Week
De nombreuses marques de montres se sont invitées au dernier Salone del Mobile, habituellement la chasse gardée des fabricants de meubles. -
Le cercle des initiésIA : l'argent coule à flots, une concentration inédite
L’Agefi et l’Opinion passent toutes les semaines au laser des entreprises ou des secteurs qui ont fait l’actualité -
HorlogerieMontblanc ou l’art d’écrire le temps
Fondée à Hambourg en 1906, la Maison s’est rendue célèbre grâce à un stylo plume révolutionnaire avant de s'imposer comme une marque de luxe globale. Avec la création de sa division horlogère en 1996, Montblanc a aboli les frontières entre ses différents univers d’excellence pour inventer de nouveaux garde-temps et continue d’écrire sa success-story.