Les perspectives dans le photovoltaïque redonnent des couleurs en Bourse à Soitec

Sa technologie a été retenue dans l’appel d’offres sur les centrales solaires. Natixis chiffre le marché de 40 à 135 millions d’euros
Bruno de Roulhac

Valeur volatile par excellence, Soitec a rebondi hier de 7,91% à 2,88 euros, et de 25% en quatre séances, après avoir annoncé être bien positionné dans l’appel d’offres «grandes centrales solaires» lancé par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) en septembre dernier. Le fabricant de matériaux semi-conducteurs se félicite que sa technologie photovoltaïque soit présente dans la majorité des huit projets pour les centrales solaires à concentration d’une puissance inférieure à 12 mégawatts (MW). Ces huit projets totalisent une puissance de 54 MW. La technologie CPV de Soitec présente une efficacité énergétique de près de 30%, deux fois supérieure aux produits photovoltaïques standards, assure le groupe français. Ses travaux actuels sur un nouveau type de cellule devraient lui permettre d’atteindre une efficacité énergétique de l’ordre de 50%.

«Pour faire un calcul sur l’impact potentiel du contrat, il nous manque la proportion exacte de CPV dans les 54 MW concernés (entre 30% et 100% soit 16 à 54 MW) et la part attribuée à Soitec, qui n’est manifestement pas de 100% puisque Heliotrop affirme en avoir une part, note Natixis. A 2,5 millions d’euros le mégawatt, le gâteau potentiel à partager est entre 40 et 135 millions d’euros.» On peut imaginer que «cela représente au moins 25 à 30 MW pour Soitec, même si pour le moment le communiqué ne permet pas de savoir précisément ce qu’il en est», estime Gilbert Ferrand, responsable de la stratégie actions chez Arkéon Finance.

Quoiqu’il en soit, «le marché a déjà largement anticipé cette annonce, qui reste difficile à évaluer précisément, et qui n’est pas de nature à nous faire changer de position sur le titre», poursuit Natixis, maintenant son objectif de 2 euros. Le consensus Bloomberg affiche une cible de 2,76 euros à un an, la plupart des analystes affichant une opinion négative ou neutre sur le titre.

Le 17 juillet dernier, le titre avait chuté de près de 22% à l’annonce d’une baisse de 27% de son chiffre d’affaires trimestriel à fin juin et d’une prévision de perte opérationnelle courante de 60 millions d’euros sur le premier semestre 2012-2013 clos fin septembre. Le consensus table désormais sur un doublement de la perte opérationnelle en 2012-2013.

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