Les paiements en cash se font plus rares dans les fusions-acquisitions
Xerox-ACS, Berkshire Hathaway -BNSF ou encore Faurecia-Emcon Technologies… Ces opérations ont un point en commun: elles ont toutes prévu un paiement faisant intervenir des actions. Une tendance de plus en plus marquée. En 2009, moins de 59% des volumes de transactions ont été réglés intégralement en cash selon des données compilées par Dealogic pour L’Agefi (voir illustration). Jamais depuis 2002-2003, cette part n’avait été aussi faible. Et encore s’agit-il de statistiques mondiales amorties par la tendance européenne à payer en numéraire (76% contre 87% en 2008). Aux Etats-Unis, ils ne pèsent cette année que 41% des volumes. Un point bas depuis 2001.
La comparaison avec le début des années 2000 mérite toutefois d’être nuancée. A l’époque les acquéreurs mettaient à profit les valorisations pour offrir leur papier. Ainsi, en 2000, la moitié des deals (59% aux Etats-Unis) faisaient l’objet d’un règlement en action ou combiné. Désormais, l’idée des acquéreurs est surtout de préserver leur cash. Mais, bien qu’en progression vis-à-vis de 2007 et 2008 les paiement en actions ou mixte sont encore loin de leurs scores de 2000, ne pesant «que» 28% des volumes. Preuve que tous les vendeurs ne sont pas encore prêts à accepter du papier. D’où la forte progression des paiements alternatifs tels que la dette convertible ou les échanges d’actifs. Une dernière option qu’ont retenue plusieurs utilities cette année, comme GDF Suez et E.ON.
Enfin, la moindre présence des fonds de capital investissement sur le marché a sans conteste eu une influence sur les modes de paiement. Habitués à régler en cash, ils ne pèsent plus que pour 6% des volumes de M&A. Trois fois moins qu’au faîte de leur influence.
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