Les opérateurs en télécoms chinois affirment leurs ambitions sur le marché européen
China Mobile affirme haut et fort ses ambitions internationales. Le premier opérateur de téléphonie mobile chinois réfléchit à déposer une offre pour la licence en cours d’attribution en Belgique. «La Belgique nous a demandé si nous serions intéressés», a précisé Wang Jianzhou, le président de l’opérateur, lors du sommet de Davos. L’appel d’offres pourrait être lancé à l’automne prochain, les autorités du pays souhaitant accroître la concurrence entre opérateurs.
Ce n’est pas la première fois que China Mobile fait part de ses envies d’internationalisation. Début janvier, Wang Jianzhou se disait prêt à étudier toutes les possibilités. Une filiale internationale a même été créée. Mais jamais le président de l’opérateur n’avait été aussi précis. S’il venait à concourir, et à remporter la licence belge, China Mobile marcherait clairement sur les plates-bandes des opérateurs européens qui, en dépit de l’incursion timide du hongkongais Hutchinson en Italie et en Grande-Bretagne, ont réussi à protéger leur marché. La Belgique compte trois opérateurs mobiles : Belgacom, Base (KPN) et Mobistar (France Télécom).
Avec plus de 584 millions de clients, China Mobile est le premier opérateur mobile mondial. Une base d’abonnés qui lui donne une puissance financière proportionnelle. Noté Aa3 par Moody’s, et A+ par S&P, le groupe coté à la Bourse de Hong Kong dispose de 30 milliards d’euros de trésorerie. Le développement à l’étranger permettrait à China Mobile d’accélérer l’adoption de sa technologie TD-LTE, pour l’instant déployée uniquement en Chine mais fortement poussée par les équipementiers locaux comme Huawei et ZTE.
L’affirmation des ambitions du président de China Mobile intervient quelques jours après l’annonce du renforcement des liens entre China Unicom, le deuxième opérateur chinois, et l’espagnol Telefonica. Ce dernier va pouvoir monter à 9,7% au capital de son partenaire chinois qui, en échange, détiendra 1,37% de Telefonica. Ces échanges de participations sont le seul moyen pour les opérateurs occidentaux de pénétrer le marché chinois. Mais la voie est difficile. L’an dernier, faute d’avoir pu accroître sa part, Vodafone, premier opérateur occidental, a décidé de vendre ses 3,2% au capital de China Mobile.
Plus d'articles du même thème
-
La stratégie de TotalEnergies paie à tous les étages
Le pétrolier a confirmé ses objectifs à l'horizon 2030 et donné de la visibilité au-delà. Il annonce aussi une hausse de son dividende de 5% par an sans renoncer à ses ambitions dans l’électricité. -
Les paris sont lancés sur le futur directoire de la BCE
Les deux tiers des postes seront renouvelés d’ici à fin octobre 2027. Les tractations vont probablement s’accélérer en vue d’accords précédant l'élection présidentielle françaises. Pas sûr qu’elles aboutissent cependant avant le départ effectif d’Isabel Schnabel le 3 janvier prochain. -
La ruée vers le Luxembourg grippe les ouvertures de contrats d’assurance-vie
Suscitant un attrait croissant auprès des épargnants français, l’assurance-vie luxembourgeoise voit affluer les souscriptions. Mais les assureurs peinent à suivre le rythme, entraînant un allongement des délais d’ouverture des produits d'épargne.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
- Le nouveau cadre SFDR se précise mais des désaccords demeurent chez les professionnels
- Le Crédit Agricole lance avec Amundi son offensive dans le capital naturel
- La France recule au 29ᵉ rang mondial du classement retraite de Natixis IM
- L’Europe lance un Pacte des investisseurs institutionnels européens pour la tech européenne
- Les assureurs ont orienté leurs achats vers la dette longue en 2025
Contenu de nos partenaires
-
Royaume-Uni : Andy Burnham au défi de reconquérir sa base
Les militants du Labour veulent donner sa chance au Premier ministre, dont les débuts à Downing Street sont appréciés. Mais il va devoir présenter rapidement des résultats concrets pour convaincre -
Guerre des nerfsAu procès de Rachida Dati, une défense au bazooka face à de lourdes réquisitions
Les avocats de l'ancienne ministre accusée de corruption dans l'affaire Renault-Nissan ont tenté d'affaiblir la démonstration du PNF sur du lobbying supposé à Bruxelles -
Machine arrièreChoc fiscal : 37 milliards déjà, et ce n'est pas fini...
Selon le nouveau bilan des prélèvements obligatoires dressé par l'Institut Rexecode, les hausses d'impôts enregistrées depuis la dissolution ont déjà annulé la moitié des baisses menées depuis 2014. Sans parvenir à faire diminuer le déficit public pour autant