Les investisseurs saluent l’arrivée de Jacques Petry à la tête de Séchilienne-Sidec

Le PDG sortant Nordine Hachemi paie un parcours boursier catastrophique et l’absence de nouveaux projets, selon les analystes de CM-CIC Securities
Yves-Marc Le Reour

C’est en invoquant une «divergence stratégique» que le conseil d’administration de Séchilienne-Sidec a annoncé hier avoir mis fin au mandat de Nordine Hachemi, PDG depuis septembre 2008 du producteur indépendant d'électricité. Il sera remplacé à compter du 29 octobre par Jacques Petry qui «a passé plus de 25 années dans les métiers de l’eau et de l’environnement», souligne le communiqué du groupe présent en Europe, dans l’Océan indien et dans les Caraïbes. Le marché parisien a salué cette décision par un bond de 9% de l’action à 13,7 euros, conférant au groupe une capitalisation boursière de 391 millions d’euros.

Après avoir occupé le poste de PDG de Sita, spécialiste de la gestion des déchets, et celui de Suez Environnement, Jacques Petry avait pris en 2005 la direction de Sodexo Europe Continentale et Amérique latine. A partir de 2007, il a mené des missions de conseil dans les secteurs de l’environnement et de l'énergie au sein de RBS, puis de façon indépendante. Il était en outre jusqu’en octobre 2011 président du conseil de surveillance d’Idex, une société de services liés à l'énergie.

Si les raisons précises du départ de Nordine Hachemi n’ont pas été détaillées, cette décision «sanctionne trois années durant lesquelles la société n’a présenté aucun nouveau projet, les projets actuels (solaires et DOM prévu pour 2015) ayant été impulsés avant son arrivée», jugent les analystes de CM-CIC Securities. De surcroît, l’action a perdu près des trois quarts de sa valeur en trois ans, alors qu’elle avait triplé entre 2005 et 2008 après un LBO initié par Apax Partners. A la manœuvre, le fonds d’investissement contrôle 42,6% du capital de Séchilienne à travers la holding Financière Helios, tandis que la Financière de l’Echiquier a franchi à la hausse le seuil de 5% début 2011.

Le coût de ce départ serait au minimum de 900.000 euros (salaire fixe plus variable), estime le bureau d’analyse qui prévoit un possible doublement de ce montant en cas d’engagement de non-concurrence, soit au total «un impact d’environ 2%» sur le bénéfice par action du groupe en 2011. Ce changement de direction «est de nature à redonner un peu d’attrait spéculatif à moyen terme sur le titre sur une éventuelle sortie d’Apax», concluent les analystes de CM-CIC.

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