Les groupes français se trouvent face à une montagne de survaleurs
Malgré de lourdes restructurations, STMicroelectronics ne va pas déprécier la valeur de sa filiale ST-Ericsson. Début mars, Vivendi avait indiqué que les tests sur SFR ne nécessitaient pas de dépréciation, en dépit de l’impact de Free Mobile sur ses perspectives. Si ces décisions reposent sur des appréciations validées par les auditeurs, et répondent aux demandes de transparence et d’information de l’AMF, elles démontrent néanmoins le faible empressement des groupes à ajuster la valeur de leurs écarts d’acquisitions.
«En période de crise, les auditeurs peuvent être réticents à inciter les entreprises à déprécier leurs écarts d’acquisitions. Ceux-ci ne se soldent pas par des sorties de cash mais dégradent le bilan, ce qui peut contribuer à tendre un peu plus les relations de l’entreprise avec les banques», explique Pierre-Yves Gauthier, responsable de la recherche chez AlphaValue, un cabinet de recherche indépendant.
La reprise de l’activité en 2010 avait permis de légitimer le relatif statu quo sur les goodwills en 2008 puis 2009. En revanche, si l’économie tardait à redémarrer dans les prochains mois, le niveau des survaleurs pourrait devenir intenable. En assurant leur croissance via des acquisitions, les groupes français ont stratifié des couches importantes de «goodwills» depuis le milieu des années 2000, rappelle Pierre-Yves Gauthier: «En 2007, les groupes de notre échantillon portaient 318 milliards de goodwills, soit 20% de la capitalisation cumulée. En 2012, leur montant devrait atteindre 390 milliards, soit 39% de la capitalisation boursière».
Or, dans le même temps, leurs homologues britanniques par exemple ont été beaucoup plus prudents: le poids des goodwills par rapport à la capitalisation n’a augmenté que de 2 points à 15%.
{"title":"","image":"78238»,"legend":"CAC 40 GOODWILL»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
«Le positionnement neutre nous permet de naviguer dans l’incertitude actuelle tout en restant exposés à la volatilité»
Findlay Franklin, gérant crédit multi-actifs chez RBC BlueBay -
« Le rebond récent paraît fragile »
Pierre-Alexis Dumont, Directeur des Investissements de Sycomore AM -
Le blocage d’Ormuz est chaque jour plus problématique
Plus le blocus du détroit d’Ormuz sera long, plus il sera difficile de normaliser la situation sur les marchés de l’énergie. Les mesures de compensation du déficit d’offre du Moyen-Orient vont s’épuiser. Avec un risque de pénurie et la nécessité que le détroit ouvre rapidement.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
- La faiblesse congénitale de la finance décentralisée
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
En cas de poursuite du blocus américain, l'Iran menace d'une riposte
Plus tôt, samedi 25 avril, le porte-parole du ministère iranien de la Défense a estimé que les Etats-Unis « cherchent un moyen de sauver la face pour sortir du bourbier de la guerre dans lequel il s’est enlisé ». Et ce alors qu’une possible reprise des pourparlers entre les deux parties se profile -
Carburant : Macron se veut rassurant sur l’absence de pénurie en France
« Je crois pouvoir vous dire à ce stade que la situation est contrôlée », a indiqué le président de la République, appelant à éviter la panique sur le sujet -
Mali : des combats entre l'armée et des « groupes terroristes » à Bamako et dans plusieurs villes
Samedi 25 avril, des combats ont lieu dans la capitale du pays, Bamako, ainsi que dans plusieurs villes (Kidal, Gao, Sévaré), entre des soldats et des « groupes terroristes non encore identifiés ». La situation serait « sous contrôle », selon les Forces armées maliennes