Les groupes espagnols et portugais à la traîne en matière de paiement
Les entreprises européennes ont fait des progrès. Au premier trimestre, les retards moyens de paiement ont été de 14,4 jours selon le baromètre Altares. Soit 0,4 jour de mieux qu’à fin 2009. «Moins d’une entreprise sur dix (9,5%) paye ses fournisseurs avec plus de 30 jours de retard par rapport aux délais initialement négociés», détaille l’étude (voir tableau).
Pour autant, comme sur le trimestre précédent, les écarts ont continué à se creuser entre le Nord et le Sud. Si le Royaume-Uni a légèrement redressé la barre (18,5 jours) après la dégradation continue observée depuis trois ans (12,3 jours en mars 2007), l’Espagne et le Portugal ont de nouveau décroché.
Déjà en queue de peloton sur les trimestres passés, les groupes espagnols et portugais accusent désormais des retards moyens de 22,5 et 25,6 jours, soit respectivement 1,3 et 2,4 jours de plus qu’en décembre (voir illustration). A l’inverse de la tendance européenne, la part d’entreprises ibériques payant à l’échéance a nettement reculé. Tant et si bien que désormais, près d’un groupe portugais sur cinq règle ses factures avec plus de 30 jours de retard (+2 points en trois mois). Or, «à partir de 30 jours de retard, la probabilité de défaillance est multipliée par six», rappelle Altares.
Les deux pays paient notamment les difficultés des secteurs immobilier et du BTP. Les retards s’y sont à nouveau amplifiés pour avoisiner les 35 jours dans l’immobilier et les 30 jours dans le BTP. Mais les statistiques reflètent aussi la dégradation des finances publiques. Les administrations ibériques règlent avec 29 jours de retards, contre une moyenne européenne de 12 jours.
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