Les fusions-acquisitions de taille moyenne se sont accélérées en France

Sur le seul troisième trimestre, le montant total des fusions et acquisitions a plus que doublé pour atteindre 6 milliards d’euros
Yves-Marc Le Reour

La reprise est à l’ordre du jour sur le marché des fusions et acquisitions en France. Au cours des neuf premiers mois de l’année, les rapprochements impliquant une entreprise française ont représenté 27,7 milliards d’euros, soit «une progression de 363% par rapport à la période correspondante de l’an dernier», selon les statistiques de Mergermarket. La hausse du nombre de transactions annoncées atteint 140% avec 376 opérations. Sur le seul troisième trimestre, le montant des opérations a plus que doublé à 6 milliards à travers 125 transactions, soit une croissance de 56% en nombre.

Bien que les conséquences d’une prise de risque excessive soient encore présentes dans les esprits après deux années de crise, le redressement des résultats est davantage propice à la croissance externe. Phénomène logique à ce stade du cycle, les opérations de taille inférieure à 100 millions d’euros ont progressé de 36,7% en nombre sur 9 mois (361 transactions contre 264) pour atteindre 10,3 milliards (+160%). S’y ajoutent pour 7 milliards d’euros des opérations (10 en nombre) comprises entre 500 millions et un milliard d’euros (+522%). Ainsi 63% des transactions ne dépassent pas ce seuil du milliard.

La chimie et la construction mécanique ont constitué plus d’un tiers du montant total, devant les services aux entreprises (15%) et le transport (14%). On trouve ensuite le pôle technologie-médias-télécoms, la santé et les biens de consommation qui représentent chacun entre 6 et 7% du total. Les services financiers et le pôle énergie-mines-services collectifs ont représenté 5,4% et 4,6% des transactions. En queue de peloton figurent les loisirs, l’immobilier, le secteur agricole et le BTP avec chacun une contribution respective inférieure à 3%.

Dans le classement des conseils juridiques, Linklaters «reste en tête depuis le début de l’année avec 30 opérations et 36,8 milliards d’euros». On notera la percée de Bredin Prat qui arrive deuxième en valeur (29,2 milliards) et 4e en volume (20 opérations), alors qu’il était respectivement 44e et 11e l’an dernier à la même époque. Cela s’explique par sa présence aux côtés de GDF Suez dans le rapprochement d’une partie des actifs du groupe français dans l’énergie avec International Power. Annoncée en août dernier, cette opération valorisée 20,7 milliards d’euros est jusqu’ici la plus importante de l’année dans l’Hexagone.

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