Les fonds de private equity sont prêts à livrer bataille pour Dell
Délaissé par la Bourse, au point d’inciter son fondateur à monter une offre de rachat, Dell pourrait maintenant faire l’objet d’une bataille boursière entre plusieurs fonds de private equity. Le groupe d’informatique a confirmé que Blackstone a déposé une proposition d’achat. Le milliardaire américain Carl Icahn a également fait une offre. Ces deux propositions s’ajoutent au projet officiel porté par Michael Dell avec le soutien du fonds Silver Lake. Selon Dell, ces deux offres pourraient «déboucher sur des propositions supérieures». Michael Dell et Silver Lake proposent 24,4 milliards de dollars (18,7 milliards d’euros), soit 13,65 dollars par action.
Michael Dell se dit prêt à examiner la possibilité de travailler avec d’autres parties prenantes sur des offres alternatives. Toutefois, le comité spécial du conseil d’administration en charge de la cession continue de privilégier l’offre en cours de Michael Dell et Silver Lake. La décision pourrait revenir aux actionnaires de Dell qui devront se prononcer en assemblée générale sur le ou les projets. Un schéma qui ressemble, toutes proportions gardées, au dossier de recapitalisation l’an dernier de Technicolor: les actionnaires du groupe de technologie avaient départagé en AG les deux offres concurrentes des fonds de private equity (JPMorgan et Vector).
Le schéma avancé par Blackstone, épaulé par Francisco Partners et Venture Partners, diffère de celui de Michael Dell et de Silver Lake. Le fonds propose d’accroître le niveau d’endettement de Dell, en finançant notamment une partie de l’opération avec la trésorerie de la société (5 milliards de dollars nette). Les actionnaires qui le souhaitent pourraient revendre leurs actions contre du cash mais également contre des actions afin de rester intéressés. La valeur continuerait d'être cotée en Bourse. L’offre de Carl Icahn propose aux actionnaires d’échanger leurs actions contre des nouveaux titres, avec une option de sortie partielle en cash, à hauteur de 15 dollars par action. Si celle-ci n’est pas employée, le cash leur sera reversé sous forme de dividende exceptionnel.
La confirmation de ces deux offres a envoyé le cours de l’action encore bien au-dessus des 13,65 dollars par action proposés par Michael Dell et Silver Lake. Leur marge de manœuvre est relativement limitée: leur accord leur donne la possibilité de ne modifier qu’une seule fois leur proposition financière.
Plus d'articles du même thème
-
KKR développe son activité wealth à Paris
Le gérant américain accueille Agathe Bubbe en qualité de directrice afin de développer les relations avec les distributeurs locaux. -
Arkéa signe ses premiers prêts «Ambition inclusion»
La coopérative Sodiaal fait partie des premiers bénéficiaires des prêts accordés par Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels. -
Edenred intéresse des fonds et s'envole en Bourse
Le groupe a confirmé une approche. BC Partners envisagerait une offre avec l'appui d'autres investisseurs.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Belfius rachète Leocare et intéresserait le Crédit Agricole
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- Garance s’ajoute à la liste des mutuelles dans la tourmente
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
Contenu de nos partenaires
-
Roland Lescure juge l’effort budgétaire encore nécessaire malgré l’accord Iran–Etats-Unis
Invité de RTL ce jeudi 18 juin, le ministre de l’Economie a salué la désescalade engagée après l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran. Il prévient toutefois que la crise a pesé sur les finances publiques françaises -
Précieux colorama
En l’espace d’une quinzaine d’années, les diamants de couleur se sont imposés comme les gemmes les plus désirables du marché. Une valeur refuge qui émaille plus que jamais les dernières collections de haute joaillerie. -
Iran, Epstein, Pape... La semaine déjà infernale de J.D. Vance
Venu faire la promotion de son nouveau livre pour redorer son image auprès des Américains, le vice-président américain a vu son plan de communication bousculé par l'accord avec l'Iran