Les foncières dévoilent des perspectives contrastées pour 2015
Contrastes. Unibail-Rodamco a enregistré au premier semestre une baisse de 2,7% de son résultat net récurrent par action à 5,37 euros, mais une hausse de 8,4% retraité des cessions de 2014 et 2015, grâce notamment à une hausse de 4,2% du chiffre d’affaires des commerçants du groupe. Un niveau qui dépasse les attentes de la foncière et la conduit à relever ses objectifs annuels de 10,15-10,35 euros à 10,25-10,45 euros.
Chez Gecina, ce résultat net récurrent croît de 2,1% (+6,1% corrigé de la cession de Beaugrenelle) à 169 millions d’euros. Fort des tendances «encourageantes» sur le marché de bureau parisien, la foncière relève aussi ses objectifs, tablant sur une hausse de 6 à 9% de son résultat récurrent net, alors qu’elle visait une hausse de plus de 6% début juin, en fonction de la réalisation de son programme de 800 millions d’euros de cession. Déjà 225 millions sont engagés.
En revanche, Icade n’affiche pas le même optimisme après avoir dévoilé des chiffres inférieurs aux attentes du marché. Si son résultat net récurrent progresse de 6,2% à 128,1 millions au premier semestre, la filiale de la CDC table seulement sur une stabilité ou sur une «légère croissance» sur l’ensemble de l’exercice, dans un contexte de marché locatif «encore fragile». Au quatrième trimestre, Icade dévoilera les conclusions de sa revue stratégique.
Grâce aux conditions de marché favorables, Unibail-Rodamco a amélioré le profil de sa dette, en levant 2,5 milliards d’euros sur le semestre. Le coût de la dette a touché un plus bas historique à 2,3% (contre 2,6% en 2014) pour une maturité passée de 5,9 ans à 6,4 ans. En avril, la foncière a notamment émis une obligation «verte» de 500 millions d’euros à 10 ans, portant un coupon de 1%, et 500 millions à 15 ans – la plus longue maturité pour une foncière sur le marché euro – à 1,375%. Si elles étaient émises aujourd’hui, «ces deux lignes nous coûteraient deux fois plus cher», a précisé hier Fabrice Mouchel, directeur financier adjoint d’Unibail-Rodamco.
De son côté Gecina a poursuivi l’optimisation de son passif. Le coût de la dette a diminué de 70 points de base à 2,9%, tandis que sa maturité a progressé de 1,6 année à 6,6 ans. Chez Icade, le coût de la dette a reculé de 28 points de base, à 2,79%. Les trois foncières affichent des ratios d’endettement (loan to value) similaires: 36,8% pour Gecina, 37% pour Unibail-Rodamco et 38,2% pour Icade.
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