Les équipementiers automobiles doivent faire face à la faiblesse de l’Europe
Les publications des équipementiers automobiles débutent aujourd’hui avec les chiffres d’affaires de Valeo et de la filiale de Peugeot, Faurecia. Pour le secteur, HSBC s’attend à une «bonne saison», grâce à la résistance de la production globale: en recul de 7,6% en Europe (+2% en séquentiel), mais en progression de 4,7% dans le monde.
Le vrai défi sera de faire face à la faiblesse de l’Europe. HSBC anticipe davantage de déstockage au deuxième trimestre et donc une pression sur les équipementiers. Pour 2012, le courtier anticipe une baisse de 5,9% de la production européenne. Il est donc plus prudent sur les équipementiers les plus exposés à l’Europe, et a réduit de 20% sa prévision de BPA 2012 pour Faurecia. Toutefois, il reste à surpondérer sur le titre, jugeant le profil rendement/risque attractif après la récente chute du titre. HSBC est également optimiste sur Continental et Rheinmetall.
HSBC table sur une croissance de 6,5% du chiffre d’affaires de Faurecia, et Oddo de 4,6% malgré le recul de 3% attendu en Europe. Pour sa part, Aurel ETC Pollack estime le relèvement de la note de Faurecia à Ba2 par Moody’s «en bonne voie». Néanmoins, l’analyse crédit juge le profil financier de Continental «plus robuste» que celui de Faurecia. D’autant que l’équipementier allemand devrait améliorer sa génération de cash-flow libre cette année, et bénéficie d’un profil d’activités plus diversifiées et d’un plus grand contenu technologique.
«Comme Faurecia, Valeo a une base de coûts fixes élevés en Europe, mais nous pensons que ses marges hors d’Europe sont bonnes, particulièrement en Asie, où Valeo réalise 22% de ses ventes, ajoute HSBC. Reste à savoir si Valeo peut surperformer en Europe, grâce à l’amélioration de son mix». Oddo anticipe une croissance organique de 4% des ventes de Valeo (+8% en publié), et HSBC de 5,5%.
Pour le moment, «nous ne voyons pas de potentiel significatif de croissance pour le secteur, ajoute HSBC. Les marchés intègrent un bon premier trimestre. Reste à savoir si ce niveau est tenable sur l’ensemble de l’année. Les investisseurs semblent inquiets, avec des valorisations qui restent à des niveaux bon marché (en se payant 6 à 7 fois les résultats estimés pour 2012). Tant que la crise de la dette persistera en Europe, nous n’attendons pas de revalorisation du secteur. Cependant, nous pensons qu’il est trop tôt pour passer négatif sur le secteur».
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