Les entreprises françaises font la course en tête pour l’actionnariat salarié
Debory-Eres, une plate-forme indépendante publie une étude sur l’actionnariat salarié des entreprises du SBF 120 de 2005 à 2012, s’appuyant sur des données publiques et des informations issues de l’EFES (Fédération européenne de l’actionnariat salarié). Une première constatation à la lecture du rapport, la France fait toujours la course en tête en 2012 au niveau européen en matière d’actionnariat salarié collectif (49,1% devant la Suède avec 39,9%, et 28,2% pour l’Europe). Mais ce leadership masque une hétérogénéité des situations et, avec la crise, le nombre d’actionnaires salariés en Europe a cessé d’augmenter en 2012. Il est resté stable en France.
Dans le détail, 13% des entreprises du SBF120 (25% du CAC 40) ont une très forte culture d’actionnariat salarié : plus de 7% du capital est détenu par les salariés ou plus de 6 opérations ont été réalisées depuis 2005. Quelque 18% (28% du CAC 40) ont une forte culture d’actionnariat salarié : moins de 7% du capital détenu par les salariés et entre trois et six opérations depuis 2005. Un gros tiers d’entre elles ont une volonté changeante ou fortement soumise aux aléas du marché, avec de 1 à 3 opérations depuis 2005. Et enfin 35% (10% du CAC 40) n’ont aucune culture d’actionnariat.
L’année 2012 confirme que 25% environ des entreprises du SBF 120 ont réalisé des opérations d’actionnariat salarié avec une plus forte proportion dans les entreprises du CAC 40. Parmi ces dernières, depuis 2005, 47% en moyenne ont ouvert le capital à tous leurs salariés contre seulement 15% de leurs homologues du Next 80. Le mouvement est en perte de vitesse. En 2012, 23% des entreprises du SBF 120 (40% des entreprises du CAC 40 et 11% des entreprises du Next 80) ont ouvert le capital à l’ensemble de leurs salariés.
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