Les entreprises françaises communiquent le plus exhaustivement sur leurs performances

Euro RSCG lance un indice mondial dédié à la communication financière. Seuls 43% des groupes de cet indice dévoilent des prévisions chiffrées pour 2012
Bruno de Roulhac

A l’heure de la publication des résultats du premier semestre, Euro RSCG, membre d’AMO, réseau mondial de communication financière, lance son indice «AMO Global 100», composé des dix premières capitalisations de dix places boursières majeures.

Cet indice annuel dégage les grandes tendances de la communication financière. Et la France sort son épingle du jeu avec la communication financière la plus exhaustive. Elle est le seul pays où plus de 60% du Top 10 s’expriment sur l’ensemble des sujets abordés par les entreprises mondiales, en particulier sur la diversification des activités, sur la stratégie et sur l’impact de la crise. «La France se distingue avec des entreprises, qui, tous secteurs confondus, donnent la clé de lecture la plus complète de leurs performances», se félicite Stéphanie Elbaz, associé Euro RSCG.

En termes de pilotage du consensus, 40% des entreprises de l’indice ont enregistré des résultats 2011 en ligne avec les attentes des analystes, et 30% étaient même au-dessus. Si le Royaume-Uni pilote le mieux, avec 80% des résultats en ligne, la France est la première en Europe continentale avec 50% de résultats en ligne et 30% supérieurs aux attentes.

La rémunération des actionnaires continue à progresser, avec une hausse moyenne du dividende de 8%, mais elle est inférieure à la croissance de 10% du résultat net. Et paradoxalement, dans les pays où les résultats reculent le plus (-14% en moyenne en Allemagne, Espagne et Suède), le dividende progresse le plus (+9%).

Tout en insistant sur le peu de visibilité dû au difficile contexte économique, 43% des sociétés de l’indice répondent néanmoins aux attentes du marché en dévoilant des perspectives chiffrées pour 2012, 36% se contentent de commentaires, et 21% ne précisent rien. Les disparités culturelles restent fortes.

Ainsi 100% des sociétés japonaises de l’indice et 80% des entreprises américaines chiffrent leurs prévisions, tandis que 40% des sociétés britanniques, espagnoles et brésiliennes de l’indice ne donnent aucune indication. France et Allemagne sont les bons élèves européens, avec respectivement 60% et 50% de prévisions chiffrées.

La France reste l’un des pays qui donnent le plus d’informations, tant en termes de dynamique commerciale et de conduite de la stratégie, que de cash-flow libre et de dividendes, ces deux derniers indicateurs étant peu cités dans les autres pays.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...