Les efforts de Deutsche Telekom devraient finir par convaincre les actionnaires de MetroPCS
Si tout va bien, Deutsche Telekom aura mis fin à son cauchemar américain d’ici à la fin du mois d’avril. L’amélioration de son offre de fusion entre sa filiale américaine T-Mobile USA et MetroPCS Communications, opération lancée en octobre 2012 mais menacée d’échec, pourrait lui permettre d’obtenir l’accord des actionnaires récalcitrants de son partenaire américain.
Les nouveaux termes de l’opération augmentent de 2,67 dollars la valorisation par action de MetroPCS. Schoenfeld Asset Management, l’un des opposants avec 2,5% du capital de l’opérateur américain, a publiquement salué hier le geste consenti par le groupe allemand tout en indiquant qu’il allait maintenant examiner l’offre en détail avec ses conseils. Pour donner plus de temps aux actionnaires de MetroPCS, l’assemblée générale initialement programmée pour aujourd’hui a été reportée au 24 avril.
La principale modification provient de la baisse du prêt d’actionnaire que Deutsche Telekom prévoyait d’apporter à l’entité fusionnée. Celui-ci a été réduit de 15 à 11,2 milliards de dollars. Les marges du prêt ont été réduites de 50 points de base, à environ 6,5% en fonction des conditions de marché au moment du bouclage de l’opération. Différentes lignes de crédit ont également été aménagées.
Résultat, l’endettement net total de la nouvelle structure s’élèvera à 17,7 milliards de dollars, soit 2,8 fois l’Ebitda 2012, selon CreditSights, contre un ratio de 3,3 fois avec la proposition initiale. Une baisse du levier qui devrait permettre au nouvel opérateur de distribuer plus de dividendes dans le futur et lui donnera plus de marge pour investir dans son réseau. Enfin, Deutsche Telekom a rallongé de six mois, à 18 mois, la période de «lock-up» pendant laquelle il ne peut vendre de titres de la nouvelle structure sur le marché. Au total, selon le ratio retenu dès l’origine, Deutsche Telekom détiendra 76% du capital de la nouvelle société, le solde revenant aux actionnaires de MetroPCS. Ces derniers recevront aussi, comme prévu, un dividende de 1,5 milliard de dollars. Les synergies sont estimées entre 6 et 7 milliards de dollars.
Si elle va jusqu’au bout, cette fusion doit permettre à Deutsche Telekom de régler le problème de taille de sa filiale américaine, incapable de suivre le rythme imposé par les numéros un et deux du mobile américain, AT&T et Verizon Wireless.
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