Les dividendes de l’Etat ont baissé de 400 millions en 2018
L’Etat français a perçu 2,4 milliards d’euros de dividendes de la part des entreprises cotées et non cotées de son portefeuille en 2018, contre 2,8 milliards un an plus tôt, indique le rapport d’activité 2018-2019 de l’Agence des participations de l’Etat (APE) présenté ce matin. Les seules entreprises cotées en Bourse du portefeuille de l’APE ont versé à elles seules 2 milliards d’euros de dividendes, soit 500 millions de moins qu’en 2017.
Le montant des dividendes perçu par l’APE ne cesse de diminuer depuis 2012 (4,6 milliards d’euros), notamment en raison du repli des sommes versées par l'énergéticien EDF et des cessions d’actions réalisées par l’APE sur la période.
Martin Vial, le commissaire aux participations de l’Etat, a rappelé que la politique des pouvoirs publics en matière de dividende « s’est normalisée » ces dernières années, avec des montants définis selon plusieurs critères : générer des cash-flows suffisants, pouvoir tenir le taux de pay-out (part du bénéfice reversé aux actionnaires) dans le temps et suivre des benchmarks sectoriels. « Ceci a pu amener une certaine modération », a reconnu Martin Vial.
Au cours des cinq dernières années, en moyenne annuelle, le «rendement actionnarial total du portefeuille s'établit à 3,4% alors que celui du CAC 40 a été de 6,7% sur la période 2015-2019 (au 30 juin)», ajoute le rapport. Le rendement actionnarial correspond à la plus-value (ou la moins-value), augmentée des dividendes perçus.
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