Les directeurs des achats donneront la priorité aux réductions de coûts en 2012

Les achats dans les pays à bas coûts ne font cependant pas l’unanimité, constate l’étude annuelle AgileBuyer-HEC
Bruno de Roulhac

Crise oblige, les réductions de coûts seront encore plus au cœur des priorités des directeurs d’achats cette année, constate l’étude annuelle du cabinet de conseil AgileBuyer et du groupement achats d’HEC, réalisée début décembre auprès de près de 400 responsables des achats. Pour plus de quatre donneurs d’ordres sur cinq (82% contre 75% en 2011), la baisse des coûts sera la priorité numéro un, afin de préserver les marges dans un contexte de ralentissement, voire de récession économique. Une volonté particulièrement marquée dans les secteurs de l’automobile, de la chimie, de l’informatique et de la construction, mais beaucoup moins prégnante dans l’énergie et les services aux collectivités.

Réduire les coûts ne signifie pas nécessairement acheter dans des pays à bas coûts. Si 40% des répondants manifestent leur volonté d’accroître la part de leurs achats dans ces pays, particulièrement les secteurs liés à la production de produits manufacturés, 48% avouent n’avoir pas d’intérêt particulier pour cette stratégie en 2012. Sans parler de relocalisation, «les questions de qualité, de coûts de transport, entrent de plus en plus dans les calculs des stratégies d’achat», souligne l’étude. Près de 10% des acteurs de l’informatique ont même l’intention de réduire leurs achats dans les pays low cost, signe de leur insatisfaction.

Autre préoccupation montante des directions achats, la sécurisation du risque fournisseur, évoquée par 70% des professionnels, contre 66% en 2011. Après les révolutions arabes et la catastrophe de Fukushima, les entreprises sont plus attentives aux moyens à mettre en œuvre pour éviter toute rupture d’approvisionnement.

Des fournisseurs que près de la moitié des sondés souhaitent moins nombreux. En effet, réduire leur nombre doit permettre d’optimiser le processus d’achat, même si ce n’est pas sans risque. Les secteurs technologiques privilégient toujours ce choix stratégique.

Cette année, 62% des sondés, contre 56% en 2011, ont manifesté leur intention d’améliorer leur taux de couverture achat, autrement dit de se doter d’un service à part entière. Une demande toujours forte pour le secteur de la construction. Dans un souci d’efficacité et de flexibilité, près de deux tiers des répondants pensent commencer ou continuer à externaliser tout ou partie de leur activité d’achat, notamment dans l’énergie, l’eau et les déchets. Seuls 8% veulent arrêter cet outsourcing.

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