Les députés britanniques rejettent un Brexit sans accord
Les députés britanniques refusent le no-deal. Hier soir, une motion visant à obtenir un report du Brexit a été adoptée par 328 voix pour, tandis que 301 députés se sont prononcés contre. Pour le Premier ministre Boris Johnson, cette défaite cinglante est venue clôturer une journée sous haute tension : quelques heures auparavant, le Premier ministre avait perdu sa majorité aux Communes suite à la défection du député conservateur Phillip Lee, parti chez les libéraux-démocrates.
Le succès de la motion signifie que les députés vont pouvoir reprendre le contrôle de l’ordre du jour au Parlement. Un texte de loi sera ainsi présenté et débattu dès aujourd’hui devant les Communes par les anti no-deal. Selon ce texte, les députés laissent au gouvernement le temps de négocier un accord d’ici au 19 octobre prochain. Dans l’hypothèse où aucun compromis ne serait trouvé et où le Parlement n’aurait pas approuvé une sortie sans accord, le Premier ministre devra alors demander à Bruxelles un report de la date du Brexit au 31 janvier 2020. Ce texte devra encore passer et être approuvé dès demain devant la Chambre des Lords avant de pouvoir être adopté définitivement.
«Le moins pire des résultats possibles»
Dans la foulée, Boris Johnson a indiqué hier soir qu’il déposerait une motion pour convoquer des élections anticipées. Cette dernière devra recueillir les deux tiers des voix des députés. Dans la City, la perspective d’une élection anticipée apparaissait hier comme «le moins pire des résultats possibles», selon une note de Deutsche Bank : l’hypothèse d’une victoire d’une coalition pro-remain, qui réunirait travaillistes et libéraux-démocrates - 40% environ des intentions de vote - aurait toutes les chances de ne pas aboutir à un no-deal, selon la banque. La victoire d’une large majorité conservatrice - plus de 50 sièges - serait tout aussi positive, car les conservateurs ne dépendraient plus du parti unioniste irlandais DUP, qui empêche à l’heure actuelle toute résolution de la question du backstop, ce filet de sécurité exigé par Bruxelles pour éviter le rétablissement d’une frontière dure entre les deux Irlande.
Boris Johnson a toutes les raisons d’espérer : un sondage YouGov créditait hier le parti conservateur d’une avance de 10 points sur les travaillistes, avec 35%. Seule potentielle ombre au tableau : la victoire d’une alliance entre conservateurs et brexiters, qui conduirait presque inéluctablement à un Brexit sans accord.
Plus d'articles du même thème
-
KNDS veut faire ses armes en Bourse sans mobilisation générale
Très attendue, la cotation du fabricant de chars franco-allemand devrait avoir lieu dans les prochaines semaines. Elle consistera uniquement en une cession de titres existants et les particuliers ne pourront pas y participer. -
L'ancien directeur financier de Pfizer rejoint Nike
David M. Denton rejoindra le fabricant sportif en tant que vice-président exécutif et directeur financier le 17 août prochain. -
EXCLUSIFCoinhouse fait son marché chez les acteurs non régulés
La plateforme met la main sur les utilisateurs de la plateforme Bitget, sur la liste noire de l'AMF et sur Tilvest, le partenaire crypto des CGP et CIF qui n'a pas réussi à obtenir l'agrément MiCA.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
- Nickel lance un compte pour les pros
Contenu de nos partenaires
-
DégelClimatisation : les zones d'ombre du plan du RN
Le RN veut faire de la climatisation sa réponse aux vagues de chaleur. Mais derrière le slogan, lancé depuis un an, le coût du dispositif, son périmètre exact et son financement font encore l'objet de discussions internes. Une conférence de presse est prévue début de semaine prochaine -
Présidentielle 2027Edouard Philippe en campagne au coin de la rue
Dans sa course à l'Elysée, le maire du Havre a décidé de prendre les chemins détournés. Il met en avant son écharpe tricolore plus que les trois années passées à Matignon. Ce qu'aucun de ses principaux concurrents ne peut faire -
Canicule : ces autorisations spéciales d'absence accordées à certains profs
Certains rectorats font preuve de souplesse pour les enseignants vulnérables aux chaleurs extrêmes