Les créanciers de Solocal vont monter au capital
Solocal lance ce matin une nouvelle restructuration financière qui se traduira par la montée à son capital de ses principaux créanciers. L’augmentation de capital, d’un montant total de 440 millions d’euros, est garantie à hauteur de 355 millions par cinq investisseurs (Paulson & Co, Amber Capital, Credit Suisse, Praxient et Boussard & Gavaudan), aujourd’hui détenteurs d’une partie de la dette du groupe de médias. Morgan Stanley et BNP Paribas, les deux banques en charge de la future émission de titres, garantissent 60 millions. Cerberus, aujourd’hui actionnaire de référence de l’ex PagesJaunes, n’apportera que 25 millions d’euros et verra sa participation de 18,5% au capital fortement diluée.
L’opération est divisée en deux tranches : l’une avec droits préférentiels de souscriptions pour 361 millions d’euros ; l’autre réservée à Paulson & Co, Credit Suisse, Praxient et Amber pour 79 millions. Le prix d'émission des nouveaux titres sera fixé entre 0,2 et 0,5 euro par action, contre un cours de 1,42 euro hier soir (avant détachement du DPS).
La levée de fonds servira à rembourser 400 millions d’euros de dette, sans décote par rapport au pair. La garantie de l’augmentation de capital tombera automatiquement si l’opération n’est pas réalisée dans les quatre mois, prévient Solocal. L’assemblée générale extraordinaire destinée à voter l’opération pourrait être convoquée fin avril.
Plus d'articles du même thème
-
Boeing n’a pas surmonté tous ses obstacles dans l’aviation civile
S’il a réduit son endettement net à fin septembre, le groupe aéronautique peine toujours à augmenter le rythme de production de ses appareils monocouloirs 737 Max. -
Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
Dans le sillage de la hausse collective accordée par BNP Paribas à la plupart de ses salariés, les banques régionales de la banque verte se montrent nettement plus généreuses que l’an dernier. -
Dans la tech, la dette ne s'envole pas chez tout le monde
Alors que la course à l’intelligence artificielle fait rage, la plupart des géants de la tech empruntent comme jamais dans leur histoire pour financer des investissements mirobolants. Par choix ou grâce à leur modèle, certains se montrent toutefois moins dispendieux.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Le taux souverain français dépasse 5%
- Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
- Les autorités françaises publient leurs propositions sur le règlement européen MiCA
- La croissance d'Hermès ralentit et son titre plonge
Contenu de nos partenaires
-
Tout est pardonnéIran : les puissances régionales se débrouillent sans Donald Trump
De hauts représentants de l'Arabie saoudite, du Pakistan et de la Turquie se sont rendus ensemble à Téhéran pour dialoguer directement et ouvertement avec le régime iranien -
MitigéFrance 2030 : trop de subventions, pas assez de stratégie d'après la Cour des comptes
Les magistrats de la rue Cambon saluent la rapidité d'exécution du plan massif d'investissement en cours de déploiement, mais soulignent aussi ses défauts stratégiques -
Mauvais endroit, mauvais momentLoi casseurs-payeurs : la fin de l'impunité ?
Responsabilité collective, sanctions sur les prestations sociales, contrôle des contenus en ligne : la loi, examinée au Sénat, promet fermeté et autorité. Mais elle bouscule aussi la liberté de manifester