Les cessions de Lafarge détermineront ses investissements finaux en 2013

Le cimentier fixe un montant initial de 800 millions d’euros, révisable à la hausse si les cessions dépassent un milliard d’euros en 2012
Yves-Marc Le Reour

La forte hausse du BFR a encore pénalisé la génération de cash-flow de Lafarge au troisième trimestre, mais le cimentier est parvenu à réduire sa dette nette de 2,8% à 12,2 milliards d’euros en 3 mois grâce au contrôle de ses investissements, à la baisse du dividende et à des effets de change positifs.

En rythme annuel, l’endettement net recule de 14% au 30 septembre et le coût de sa dette brute devrait ressortir à 6,4% sur l’ensemble de l’exercice. La maturité moyenne de cette dette brute de 15,6 milliards ressort à 3 ans et 11 mois, alors que sa liquidité totale s’élève à 6,8 milliards; cette liquidité est répartie à égalité entre trésorerie et lignes de crédit bilatéral et syndiqué confirmées dont l’échéance moyenne est de 2,3 ans.

«Le groupe maintient son objectif de ramener sa dette à moins de dix milliards d’euros dès que possible en 2013», a déclaré le PDG Bruno Lafont, sans vouloir s’engager de façon plus précise sur le rythme de ce désendettement. Pour y parvenir, le premier cimentier mondial limitera à nouveau ses investissements à 800 millions d’euros tout en poursuivant ses cessions d’actifs. «Des cessions supplémentaires, au-delà de l’objectif 2012 annoncé d’un milliard d’euros, pourraient conduire à une révision à la hausse de ce niveau d’investissement», relève le groupe dans son communiqué.

A la fin du troisième trimestre, Lafarge avait sécurisé 500 millions d’euros de cessions d’actifs. L’objectif d’un milliard sur l’année devrait être atteint grâce notamment aux désinvestissements en Grande-Bretagne, réclamés par le régulateur en échange de la création de sa coentreprise avec le groupe minier Anglo-American. «Le processus se déroule d’ici à fin janvier (...) mais j’ai confiance que nous l’annoncerons dans les semaines qui viennent», avance Bruno Lafont.

Tablant sur une hausse annuelle des volumes de ciment de 1% à 4%, Lafarge compte par ailleurs réduire ses coûts de 400 millions d’euros en 2012 en jouant sur les frais généraux, la productivité et la facture énergétique. Il a confirmé que les initiatives prises dans ces différents domaines généreront plus de 350 millions d’économies supplémentaires en 2013.

A cette échéance, les mesures d’innovation devraient également avoir un impact positif de 200 millions, d’où un excédent brut d’exploitation additionnel de 550 millions attendu l’an prochain.

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