Les cessions d’actifs d’Orange sécurisent le dividende
Orange gère l’érosion de son excédent brut d’exploitation et de son cash-flow. L’opérateur de télécoms a signé un accord avec Altice, actionnaire notamment de Numericable ou d’Outremer Telecom, en vue de lui céder sa filiale en République dominicaine. Le montant de la transaction s’élève à 1,1 milliard d’euros en valeur d’entreprise, soit environ 7 fois l’excédent brut d’exploitation estimé d’Orange Dominicana. Avec 3,4 millions de clients, l’opérateur dominicain génère un chiffre d’affaires annuel d’un peu plus de 450 millions d’euros, pour une marge d’Ebitda de plus de 34%.
L’opération sera présentée au conseil d’administration d’Orange durant la semaine du 9 décembre et «marquera une étape majeure dans la stratégie d’optimisation du portefeuille d’actifs annoncée en 2011», explique le groupe.
La vente d’Orange Dominicana suit la cession en début d’année des 20% au capital du portugais Sonaecom. D’autres opérations devraient suivre, dans le segment entreprises ou en Afrique, où certaines activités peinent à atteindre le niveau de rentabilité souhaité. Surtout, Orange pourrait décider de mettre en Bourse en 2014 une partie du capital d’EE (ex-Everything Everywhere), sa filiale britannique commune avec Deutsche Telekom.
Cette opération permettrait de monétiser une partie des synergies générées par la création de cette coentreprise en 2010. La part détenue par Orange est valorisée 3,7 milliards d’euros par les analystes de la Société Générale, soit environ 11% de la valeur en somme des parties de l’opérateur. La mise en Bourse de 30% du capital d’EE (15% Orange, 15% Deutsche Telekom) rapporterait ainsi plus d’un milliard d’euros à Orange.
Les cessions d’actifs réalisées ne modifient pas le profil de crédit d’Orange, dont la dette nette en fin d’année devrait encore représenter plus de 32 milliards d’euros, soit près de 2,5 fois l’Ebitda, au-dessus de l’objectif à moyen terme fixé à 2,2 fois par la direction. Toutefois, selon les analystes d’Oddo, ces monétisations d’actifs «sécurisent le dividende». Orange a prévu de verser le 11 décembre prochain un acompte de 0,3 euro par action sur le montant minimum de 0,8 euro annoncé au titre de l’exercice 2013, soit, au total, une sortie de cash de 2,1 milliards d’euros.
Plus d'articles du même thème
-
La France veut faire du G7 d'Evian un grand forum de médiation des conflits mondiaux
Le président de la République a voulu un sommet de convergence, permettant d’aborder les déséquilibres économiques mondiaux mais aussi les conflits en cours en Ukraine et en Iran, ainsi qu’une multitude d’autres thématiques. -
Les financiers d’entreprise ont la bougeotte
Une majorité d’entre eux seraient disposés à changer de poste à court terme, selon l’enquête de Spendesk. La rémunération moyenne a augmenté de 4% en 2025. -
Le pétrole hésite face aux baisses et regains de tension entre l'Iran et les Etats-Unis
Oscillant autour de 90 dollars le baril, le pétrole brut monte avec les bombardements et descend avec les annonces de négociations. Toutefois, les stocks commencent à baisser, risquant de ne plus compenser le manque d'offre.
ETF à la Une
BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
- Les banques affûtent leur stratégie de conquête dans l’immobilier
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreDéfense : Berlin a tranché. Ce sera Washington et Tel-Aviv – pas Paris
S’il fallait un symbole de notre marginalisation, ce serait le bouclier antimissile européen, l’European Sky Shield porté par l’Allemagne. Couche basse allemande, couche moyenne américaine, couche très haute israélienne, et un système de commandement central confié à ceux qui, à Haïfa et Tel-Aviv, ont appris à intercepter sous le feu -
SantéDébut de repeuplement dans les déserts médicaux
Des chiffres publiés par l'Assurance Maladie jeudi pourraient remettre en cause la nécessité de réguler l'installation des médecins -
Tribune libreEt si votre plus grand risque numérique n’était pas un piratage, mais un pot de départ ?
Alors que les entreprises rivalisent d’investissements en intelligence artificielle, l'auteur pointe une menace autrement plus silencieuse : la perte massive de savoir opérationnel entraînée par les départs en retraite. Une urgence que ni un outil, ni un budget IT ne règlera seul