Les cash-flows mondiaux restent proches des records
Les entreprises, hors financières, ont généré au total 1.400 milliards de dollars l’an dernier, grâce à des modèles moins gourmands en capitaux
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Olivier Pinaud
Thierry Brevet
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Les cash-flows font de la résistance. Malgré le ralentissement économique, les entreprises cotées, hors groupes financiers, ont généré l’an dernier à travers le monde 1.400 milliards de dollars de cash-flows disponibles (cash-flows opérationnels moins investissements), selon les données de Citigroup. La somme est inférieure au record de 2011 (1.500 milliards de dollars) mais elle reste assez nettement supérieure à celle de 2009, autre année de récession. «Cela permettrait d’acheter l’intégralité de la Bourse du Canada, la quatrième plus importante au monde, et de laisser suffisamment d’argent pour acheter l’indice MSCI de la Bourse indonésienne par exemple», comparent les analystes de Citigroup.
Les entreprises américaines sont les plus grandes machines à cash mondiales. Le cas Apple est emblématique. Le fabricant des Mac et de l’iPhone a généré 44 milliards de dollars de cash-flow disponible en 2012, record mondial toutes catégories confondues. Comment? En gardant la partie la plus génératrice de marge et à faible densité capitalistique du processus industriel, et en sous-traitant tout le reste. Résultat, le groupe transforme 27% de son chiffre d’affaires en cash-flow. Dans le même temps, son sous-traitant chinois Hon Hai affiche une marge de cash-flow de seulement 3%.
Adopté par un nombre croissant d’entreprises à travers le monde, ce modèle dit «asset light» explique d’ailleurs, selon Citigroup, la bonne résistance des cash-flows des entreprises européennes «malgré les vents contraires considérables de la crise». Les groupes de pharmacie, d’alimentation et de luxe affichent des marges de cash-flow supérieures à 10% et bénéficient, généralement, de primes de valorisation par rapport aux autres secteurs.
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