Les bénéfices de Vale chutent pour le troisième trimestre consécutif

Tandis que la production de minerai de fer au Brésil a été ralentie par les fortes pluies, les ventes ont pâti de la baisse de la demande chinoise
Yves-Marc Le Reour

Le premier trimestre 2012 n’a pas été facile pour Vale. Le leader mondial du minerai de fer a vu son chiffre d’affaires reculer de 16% à 11,05 milliards de dollars (8,4 milliards d’euros) d’une année sur l’autre, la chute du bénéfice net atteignant 43,9% à 3,83 milliards. Par rapport au quatrième trimestre 2011, le repli est de 23% pour le chiffre d’affaires et de 18% pour le bénéfice.

Si ces chiffres sont globalement conformes aux attentes du consensus, ils accusent un repli pour le troisième trimestre de suite en raison du ralentissement de la demande chinoise. L’impact est d’autant plus significatif que ce pays a représenté au premier trimestre 47% des débouchés de Vale dans le minerai de fer contre 41% un an plus tôt. La part de l’Europe est en revanche passée de 20% à 16% dans le même temps, en raison de «l’impact de la récession qui a affecté nos exportations dans la région», souligne le groupe brésilien.

«Cette année, le niveau anormal des chutes de pluie au Brésil a accentué l’effet saisonnier négatif sur le chiffre d’affaires et les coûts. Ajouté à la baisse du prix du minerai de fer, cela a conduit à une baisse de la marge d’exploitation et à un cash flow inférieur aux attentes», ajoute Vale. Celui-ci a dû faire face à une diminution de 13,5% du cours du minerai de fer en rythme annuel et à une baisse des ventes de nickel, dont il est le second producteur mondial, en raison d’arrêts de production dans des mines canadiennes suite à un accident. Quant aux fortes pluies qui ont paralysé pendant deux semaines en janvier sa production dans le sud du Brésil, elles ont affecté 60% de ses capacités globales dans le minerai de fer.

Vale considère que la baisse de la demande chinoise «a désormais atteint un plancher» et que le ralentissement de l’économie chinoise ne pèsera pas trop sur la demande. «La Chine a toujours besoin d’investissements significatifs dans les infrastructures et le logement pour répondre aux besoins de son programme d’urbanisation», considère Vale. Preuve de cette confiance, les investissements industriels du groupe ont augmenté à fin mars de 34% à 3,7 milliards par rapport au premier trimestre 2011. La dette nette a pour sa part augmenté de 7,7% à 24,9 milliards d’un trimestre sur l’autre. Avant l’annonce des résultats, l’action avait cédé hier 1,5% à 41,09 réaux sur la Bourse de San Paolo, portant son repli à 12% sur les 12 derniers mois.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...