Les AG 2015 devront se prononcer sur l’application de la loi Florange
A peine les assemblées générales 2014 terminées, les sociétés préparent la saison 2015. L’Hebdo des AG s’est penché sur les thèmes qui pourraient animer les prochaines assemblées.
Alors que la loi Florange instaure des droits de vote double automatiques pour tout titre détenu au nominatif depuis plus de deux ans, sauf si les statuts les excluent explicitement, cette situation pose un vrai problème aux sociétés. En demandant un vote dérogatoire, elles se privent d’un dispositif anti-OPA, à un moment où les sociétés françaises sont pointées comme cibles potentielles. «Si ce vote dérogatoire plaît aux investisseurs, il rend la société vulnérable à une OPA hostile, constate Bénédicte Hautefort, éditrice de L’Hebdo des AG. Aussi, le sujet des mesures anti-OPA pourrait revenir sur la table en 2015.» L’an dernier, seules deux sociétés du SBF 120 (M6 et Nexans, la résolution chez Alstom a été rejetée) ont voté une résolution dérogatoire à l’instauration de ce droit de vote double. «Ces sociétés ont un actionnaire de référence, elles ont voulu être vertueuses en limitant le poids de l’actionnaire principal et en protégeant ainsi les minoritaires», poursuit Bénédicte Hautefort. Reste à savoir ce que décideront en 2015 les 14 sociétés du CAC et 26 du Next 80 concernées.
L’an dernier, l’arrivée d’administrateurs salariés – imposée par la loi «sécurisation de l’emploi» de 2013 – a été relativement discrète. «En 2014, seules 25 nouvelles sociétés (12 dans le CAC 40 et 13 dans le Next 80) ont accueilli des administrateurs salariés», poursuit Bénédicte Hautefort. Plusieurs en avaient déjà, en raison de leur historique de société nationalisée. D’autres, comme Michelin, ont intégré des administrateurs salariés sans y être obligées. La majorité, cependant, n’a pas encore franchi le pas. En l’absence de retour d’expérience négatif, ces sociétés hésitantes pourraient passer ce cap en 2015, afin de conserver la paix sociale.»
Après une année d’approbation massive du say on pay, l’Hebdo des AG invite les émetteurs à communiquer plus proactivement sur les benchmarks et à être attentif aux questions sur les critères de performance.
Les investisseurs regarderont aussi l’internationalisation des sociétés (8% de sociétés étrangère dans le SBF 120), le développement du statut de société européenne, et la multiplication de la délocalisation des équipes dirigeantes.
Plus d'articles du même thème
-
Les rendements de l'OAT suscitent l'intérêt d'un fonds de pension australien
L’Australian Retirement Trust (ART), le deuxième plus grand fonds de pension australien, s’est porté à l’achat des obligations d’État françaises, estimant que les marchés surestiment les problèmes fiscaux ou budgétaires de la France. -
Tégo divorce d'Allianz et AGPM
L’association souscriptrice des contrats d’assurance du secteur défense et sécurité, Tégo, créée à l’origine par Allianz et AGPM, se sépare de ses fondateurs sur l’emprunteur, mais aussi sur les contrats de prévoyance. -
Aviva Investors développe son offre de fonds monétaires tokenisés
Le gestionnaire d’actifs s’est associé avec Ripple pour lancer ses deux premiers fonds tokenisés sur le XRP Ledger.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
Contenu de nos partenaires
-
« De qui se moque-t-on ? » : le ton monte entre la grande distribution et les industriels
Mercredi 28 octobre, les industriels de l’agroalimentaire et enseignes de la grande distribution sont invités au ministère de l’Économie et des Finances pour préparer les négociations commerciales annuelles, qui commenceront en décembre -
« Ça rend complètement dingue mon équipe » : Raphaël Glucksmann et le dilemme de TikTok
Fervent détracteur de l’algorithme de TikTok, le candidat social-démocrate refuse de faire campagne sur la plateforme chinoise… et s’y retrouve très largement moqué. -
« On n'avait pas assez anticipé » : Emmanuel Macron esquisse un mea culpa sur les violences du 17 octobre
Après plusieurs semaines de colère lycéenne rejointe par les voix des gilets jaunes et des syndicats, l’exécutif est sur le pont. Le président de la République s’est déplacé lundi 26 octobre à Marseille. La cité phocéenne a été, au même titre que la capitale et d’autres villes françaises, le théâtre de débordements chaotiques en parallèle des manifestations du 17 octobre 2026.