« Les activités dérivés actions et ETF de Commerzbank généreront 150 millions de résultat »
Comment avez-vous pu enregistrer au premier trimestre les premières réalisations d’un plan annoncé en avril ?
Notre démarche de revue d’activités, annoncée en février, s’inscrit dans une réflexion plus large visant à ajuster notre plan stratégique 2017-2020. La persistance de taux bas et la revue par la Banque centrale européenne des modèles internes de capital, qui pourrait accroître de 30 à 50 points de base notre besoin en capital, dont environ deux tiers sur GBIS sont des éléments nouveaux : ils nous conduisent à agir vite. Notre plan a été soumis en avril à la consultation de nos partenaires sociaux et sa mise en œuvre commencera en juillet. Nous avons déjà réduit le capital alloué à certaines activités non rentables, telles que les activités de gré à gré sur matières premières et les activités de trading pour compte propre logées dans notre filiale dédiée. Nous avons ainsi réduit de 2,3 milliards d’euros nos RWA (actifs pondérés par les risques, NDLR) au premier trimestre. Nous avons également sensibilisé certains clients à leur consommation de capital (certains hedge funds) afin de la réduire, en nous confiant plus de collatéral par exemple. Nous sommes ainsi en bonne voie pour atteindre notre objectif de 75 % de la réduction de 10 milliards d’euros des RWA de GBIS en 2019.
La réduction des coûts n’a-t-elle pas aussi débuté au sein de GBIS ?
Nous y avons annoncé en 2017 une réduction de nos coûts de 350 millions d’euros auxquels s’ajoute l’économie de 500 millions d’euros du nouveau plan, dont 76 % concernent les activités de marché. Les fermetures d’activités, les changements d’organisation et la rationalisation des actifs de flux fixed income réduiront notre base de coûts de 7,2 milliards d’euros en 2018 à 6,8 milliards d’euros en 2020, prise en compte de l’intégration des activités dérivés actions et ETF de Commerzbank, qui généreront 150 millions de résultat opérationnel supplémentaire.
Comment fonctionnera GBIS à terme ?
Nous serons plus agiles, nos processus plus automatisés et notre organisation plus légère, avec la fusion des équipes financements et conseil et le rapprochement des équipes opérations et systèmes d’information, ainsi qu’une expérience de nos clients meilleure grâce au développement de notre place de marché SGMarkets. Ce plan, qui conduira à une réduction d’environ 1.400 postes de travail et à une baisse de nos frais discrétionnaires, s’inscrit dans le prolongement de la nouvelle organisation du groupe mise en place il y a dix-huit mois.
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