Les actionnaires de Stallergenes approuvent à 89% la fusion avec Greer
Moins de 4 mois après l’annonce du projet de rapprochement entre Stallergenes et Greer, l’opération a été approuvée vendredi dernier à 88,8% par les actionnaires du laboratoire pharmaceutique français, mais en réalité par seulement 45% des minoritaires selon nos calculs, Ares Life Sciences détenant 77,3% du capital, et le quorum étant de 92,3%.
Lorsque début mars, Ares a annoncé son intention de fusionner Stallergenes avec l’américain Greer, sa filiale à 100%, au sein d’une nouvelle société Ares Allergy Holding, le marché avait particulièrement mal réagi. Depuis, le titre n’a toujours pas retrouvé son niveau de début mars. De fait la parité proposée était de 60% pour Stallergenes et 40% pour Greer, alors que le rapport de chiffre d’affaires ressort à 76-24% et que la rentabilité de Greer n’était pas connue. Certains minoritaires avaient alors saisi l’Adam, qui a notamment demandé que des informations sur Greer soient données au marché.
Parallèlement, Stallergenes a temporisé. Son conseil a mandaté Ricol Lasteyrie comme expert indépendant pour apprécier le caractère équitable du rapprochement, le comité des administrateurs indépendants a choisi Lazard Frères comme banque conseil, et Ledouble a été choisi comme commissaire aux apports et à la fusion.
Le 13 mai, sur la base des travaux des experts, Ares a revu la parité initiale, proposant une pondération 71-29%. Un prix toujours insuffisant selon les minoritaires contestataires, qui ont réitéré leur mécontentement lors de l’AG de vendredi. Les différents experts ont pu expliciter leurs travaux, tandis que la direction de Stallergenes a insisté sur l’important potentiel offert par le marché américain de l’immunothérapie.
Si le faible flottant d’Ares Holding Allergy, limité à 16%, est reconnu par tous, la direction espère que le nouveau profil du groupe attirera des investisseurs et analystes américains, permettant ainsi d’améliorer la liquidité du titre, sans compter la possibilité d’opérations de croissance externe, payables en titres. Le nouveau titre devrait coter à Paris, en remplacement de Stallergenes, à compter de la mi-août.
En attendant, l’AMF n’a pas entendu une autre demande de l’Adam qui réclamait une porte de sortie pour les minoritaires. Le gendarme boursier a estimé mi-juin que le lancement d’une offre publique de retrait n’était pas justifiée.
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