«L’endettement net de Cegedim devrait baisser d’environ 10% cette année»
L’Agefi : Confirmez-vous une reprise de la croissance d’ici fin 2012?
Jan Eryk Umiastowski : Oui, les contrats engrangés à partir de l’automne dernier, notre présence sur les marchés émergents en croissance et la stabilisation du nombre de visiteurs médicaux dans les pays développés conduiront au second semestre 2012 à une progression de notre chiffre d’affaires par rapport à la période comparable de 2011. Etant donné que les trois quarts de nos coûts sont composés de charges fixes et que la hausse des charges constatée entre début 2010 et mi-2011 n’a été que ponctuelle, l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) devrait également progresser. Ces surcoûts découlaient de la migration de notre offre destinée aux laboratoires pharmaceutiques sur de nouvelles plates-formes logicielles.
Comment vos besoins de financement devraient-ils évoluer?
Notre principale échéance de dette est une tombée obligataire de 280 millions en juillet 2015, que nous envisageons de refinancer avant terme. Le reste, à échéance 2016, est constitué d’un prêt actionnaire de 45 millions, d’un crédit revolving de 80 millions tiré à 25% fin 2011 et d’un crédit syndiqué de 180 millions refinancé en juin 2011. Compte tenu d’un BFR inférieur à 3% du chiffre d’affaires, le flux de trésorerie nette attendu devrait nous permettre d’avoir remboursé notre crédit syndiqué fin 2016. Noté B+ par S&P, le groupe n’a pas versé de dividende au titre de 2011 pour privilégier son désendettement, mais il vise toujours à terme un taux de distribution de 25% à 35%. Une baisse de 10% de la dette nette à un peu plus de 400 millions est envisageable en 2012.
L’entrée du FSI au capital a-t-elle influencé la gouvernance de la société?
Outre l’adhésion au code Afep-Medef et la création de 4 comités (audit, stratégie, nominations et rémunérations), cette arrivée fin 2009 a abouti à la nomination de deux représentants du FSI au conseil qui compte actuellement 10 membres, dont un administrateur indépendant. Le fonds, qui se comporte comme un investisseur averti, possède 15% du capital et 11,2% des droits de vote, ce qui en fait le deuxième actionnaire après FCB, holding familiale du PDG Jean-Claude Labrune (52,6% du capital et 64,9% des droits de vote), mais devant le britannique Alliance Healthcare (environ 8% du capital et des droits de vote). Les statuts du groupe prévoient par ailleurs un droit de vote double pour tout actionnaire présent au capital depuis 4 ans.
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