L’émission obligataire inaugurale d’Ingenico renforce sa capacité de croissance externe
Coordonnée par un pool de sept banques françaises et européennes, l’émission obligataire inaugurale de 450 millions d’euros réalisée la semaine dernière par Ingenico témoigne de l’intérêt grandissant des investisseurs pour des sociétés non notées offrant une dynamique de croissance forte. Alors que le spread de l’émission avait été initialement fixé à 150 points de base (pb) au dessus du taux mid-swap, il s’est resserré à 135 pb au-dessus de ce taux de référence. L’emprunt d’une maturité de 7 ans versera en conséquence un coupon annuel de 2,5%.
«L’entreprise a tiré parti d’un environnement de marché favorable pour diversifier et étendre la maturité de sa dette à un taux historiquement bas, alors même qu’elle ne fait l’objet d’aucune notation des agences», commente pour L’Agefi Catherine Blanchet, directeur relations investisseurs et communication corporate d’Ingenico. Le succès de l’opération auprès d’investisseurs français et européens s’est traduit par «un taux de sursouscription supérieur à 8 fois», précise-t-elle.
Ce recours au marché obligataire «permet également d’augmenter la marge de manœuvre du groupe pour financer des acquisitions ciblées destinées à renforcer sa position concurrentielle sur ses segments de marché». Outre sa présence historique dans les terminaux, Ingenico se développe rapidement sur toute la chaîne de valeur des paiements afin d’accompagner la mutation du commerce sur l’ensemble des canaux (en ligne et sur mobile).
Le profil de liquidité du groupe est solide, puisqu’il disposait à fin décembre 2013 d’une trésorerie de 352 millions d’euros, à laquelle s’ajoutaient 100 millions d’euros issus d’un crédit renouvelable et 38 millions non tirés sur des lignes bilatérales. Ses ratios de dette nette sur fonds propres et de dette nette sur excédent brut d’exploitation (Ebitda) s’élevaient à 0,4 fois et 1,1 fois, bien inférieurs aux plafonds respectifs de 0,8 fois et 2,5 fois inscrits dans ses covenants financiers.
Sur un endettement brut de 633 millions d’euros, ses deux principales échéances étaient jusqu’ici concentrées sur 2016 (242 millions émanant principalement du remboursement d’un crédit syndiqué) et 2017 (Oceane à 2,75% émise en mars 2011 pour 250 millions d’euros). Toutes choses égales par ailleurs, cette émission obligataire fera passer de 36% à environ 63% la proportion d’origine non bancaire de la dette brute d’Ingenico.
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