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L'émergence de nouveaux besoins tend à réduire la cyclicité des SSII
L'émergence de nouveaux besoins tend à réduire la cyclicité des SSII
Les grands acteurs européens pourront tirer parti des différentes formes d’externalisation et des investissements réalisés dans l’offshore
Publié le
Yves-Marc Le Reour
L'émergence de nouveaux besoins tend à réduire la cyclicité des SSII - Photo : Fotolia
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Lors de la présentation de leurs comptes annuels, le ton plutôt optimiste de nombreuses sociétés de services informatiques (SSII) en Europe a constitué une heureuse surprise dans un contexte macroéconomique régional morose. Observant les changements significatifs à l’œuvre dans la structure de la demande, le bureau d’analyse de Citigroup vient de publier une étude visant à mieux déterminer les sources de croissance du secteur à moyen terme.
La bonne tenue des résultats est liée au succès grandissant des services externalisés, qui prennent des formes très diverses. A côté de l’infogérance traditionnelle, on constate ainsi un retour en grâce du BPO (Business Process Outsourcing), qui consiste à externaliser une fonction complète de l’entreprise. Les services d’infrastructure sont de leur côté soutenus par l’essor du cloud computing (informatique en nuage). Selon Gartner, les investissements des entreprises dans ce type de services «atteindraient 207 milliards de dollars à l’échelle mondiale en 2016, soit une hausse annuelle moyenne de 17% par rapport à 2012».
Si le développement de l’hébergement complet de logiciels (Software as a Service ou SaaS) est susceptible de limiter les besoins de maintenance à long terme, cet hébergement «convient davantage aux organisations de petite taille», nuance l’étude. En outre, les SSII bénéficieront dans l’intervalle d’un surcroît d’activité pour intégrer ces nouveaux services aux applications existantes.
Le phénomène de délocalisation (offshoring), qui a débuté dans les pays anglo-saxons, s’étend par ailleurs maintenant à l’Europe continentale où les entreprises clientes sont confrontées au besoin pressant de diminuer leur base de coûts. Une tendance particulièrement visible «dans les pays nordiques, en Allemagne, au Benelux et en France», souligne l’étude. Capgemini veut ainsi faire croître de 18% par an ses effectifs en Inde d’ici 2015, en les portant à 70.000 personnes.
Enfin, alors que le taux de pénétration de l’offshore atteint déjà 30% dans les services administratifs, il ne dépasse pas 5% dans le BPO et les services d’infrastructure qui constituent les plus larges segments du marché (voir graphique ci-dessous). Pour des raisons linguistiques ou de fluidité de la main d’œuvre, les clients européens sont néanmoins souvent plus à l’aise avec les centres «nearshore» d’Europe orientale ou du bassin méditerranéen, entre 20% et 30% plus chers qu’en Inde.
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