Le titre Fnac plonge de plus de 10% après son introduction ce matin
Deux jours après le vote par les actionnaires de Kering (ex-PPR) de la scission de la Fnac, le titre a été introduit ce jeudi matin à la Bourse de Paris. Il dévissait de 11,41% à 10h43, à 19,49 euros, contre un prix de référence fixé à 22 euros.
La filiale de Kering avait pourtant ainsi été valorisée à 365 millions d’euros, l’évaluation des analystes s’échelonnant entre 300 et 500 millions ces derniers jours (Lire l’article de L’Agefi Quotidien du 19 juin). C’est ainsi que CM-CIC évaluait la société à 500 millions sur la base d’un multiple valeur d’entreprise sur Ebitda 2013 de 3,6 fois (multiple sectoriel minoré d’une décote de 15%) et après prise en compte de la trésorerie moyenne 2013-2014.
Mais le titre subit, comme attendu, des ventes massives de la part des investisseurs détenant des titres Kering exposés au CAC, au secteur du luxe ou aux grandes capitalisations. Un trader parisien cité par Reuters souligne cependant que la baisse du titre aurait été encore plus forte si le prix de référence n’avait pas été fixé aussi bas. «Le management a décidé d’introduire la société à un niveau inférieur aux 400 millions d’euros envisagés par le marché pour éviter une trop grosse baisse pour le premier jour de cotation», commente-t-il. En outre, Artemis (holding de contrôle de Kering et propriétaire de L’Agefi), qui détient 38,9% du capital, a pris un engagement de conservation pour trois ans.
Les actionnaires de Kering ont reçu une action Fnac pour huit actions Kering, et un dividende complémentaire de 2,25 euros par action Kering.
Plus d'articles du même thème
-
Le Premier ministre britannique joue la prudence pour son premier budget
Quelques mesures de soutien aux ménages et de légères hausses d’impôts permettront de dégager une petite souplesse budgétaire mais les grandes décisions, portant sur la protection sociale ou le financement de la défense, sont repoussées à plus tard. -
La Fed laisse ses taux inchangés malgré une inflation toujours élevée
La banque centrale américaine a décidé d'opter pour le statu quo en maintenant ses taux à 4%, à quelques semaines des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. -
Airbus maintient son plan de vol pour 2026 à l'issue du troisième trimestre
Si le chiffre d'affaires s'effrite, le bénéfice net bondit de 20% d'une année sur l'autre, à 1,34 milliard d'euros. Le rythme des livraisons sera décisif pour la fin de l'exercice.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Centre du jeuEn Israël, les partis arabes faiseurs de roi, vraiment ?
Les deux listes palestiniennes d'Israël ont connu une progression spectaculaire, mais il faudra d'intenses négociations pour parvenir à une alliance avec l'opposition de Gadi Eisenkot -
Dissonance cognitive« C'est difficile de passer le mur du son » : face à la dette, une présidentielle entre déni et rigueur
Alors que l'envolée des taux d'intérêt menace les finances hexagonales à six mois du scrutin, les candidats peinent à imposer le sujet, quand ils ne l'éludent pas -
AcrobateRoyaume-Uni : un budget pour répondre à la crise au Moyen-Orient
Dans un contexte économique tendu, le ministre des Finances John Healey a joué sur les réserves pour soutenir le pouvoir d'achat des Britanniques. Il a remis à plus tard les décisions qui leur demanderont des efforts