Le suisse Schindler envisage de réduire son capital social de 9,5% d’ici fin 2015
La bonne santé financière de Schindler lui a permis de lancer hier un nouveau programme de rachat d’actions d’envergure, dont la gestion a été confiée à UBS. Le conseil d’administration du groupe lucernois a en effet reçu l’autorisation de racheter «un maximum de 9,5% du capital social sur deux lignes de négoce séparées», ces dernières étant vraisemblablement maintenues «jusqu’au 30 décembre 2015». Ce rachat, qui tiendra compte de la situation du marché, concernera au maximum un peu plus de 4,27 millions d’actions nominatives (soit 3,6% du capital et 6% des droits de vote) et près de 9,38 millions de bons de participation dépourvus de droit de vote, qui représentent 7,9% du capital.
«La réduction du capital par annulation des actions nominatives et des bons de participation rachetés sera proposée aux futures assemblées générales», précise le deuxième fabricant mondial d’ascenseurs derrière l’américain Otis. Le groupe suisse ajoute que le rachat des actions nominatives sera effectué de façon à garantir le seuil minimum de 25% du capital flottant afférent à cette catégorie de titres, qui constitue un plancher pour que ceux-ci puissent rester cotés sur la place boursière de Zurich (SIX Swiss Exchange). Ce flottant s’élève actuellement à 29,9%, les familles Bonnard et Schindler détenant à travers leurs actions nominatives 69,8% des droits de vote.
La société ne sait pas si les actionnaires de contrôle participeront à l’opération. Si l’on se fonde sur le cours actuel des deux titres, le groupe aurait à débourser environ 1,8 milliard de francs suisses (1,5 milliard d’euros) pour mener à bien ce programme dans son intégralité. Mais cette probabilité semble faible, comme le montre son précédent programme triennal de rachat d’actions tout juste clos. Seulement 2,8% du capital social inscrit le 31 décembre 2009 au registre du commerce avait ainsi été racheté au 28 décembre dernier, contre un objectif de 10% affiché à l’origine.
Avec un bénéfice net de 700 millions de francs suisses attendu pour l’exercice 2012 et une trésorerie brute de 2,2 milliards au 30 septembre, Schindler dispose d’une marge de manœuvre suffisante pour être généreux avec ses actionnaires. En matière de dividende, sa politique depuis plusieurs années consiste à distribuer entre 35% et 45% de son bénéfice net consolidé.
Plus d'articles du même thème
-
Jean-Jacques Barbéris va rejoindre la direction de Caceis
Jean-Jacques Barbéris aura passé 10 ans au sein d'Amundi où il a entre autres dirigé le pôle dédié aux clients institutionnels et entreprises et supervisé les sujets liés à la gestion extra-financière (ESG) au niveau groupe. -
Le fondateur de BPEA Jean Salata prend la présidence d'EQT
Prévu de longue date, le passage de flambeau entre le fondateur Conni Jonsson et le patron d'EQT pour l'Asie, Jean Eric Salata, à la présidence du conseil d'administration a été validée lors de l'assemblée générale. Le patron de Schneider Electric fait par ailleurs son entrée au conseil. -
Amundi restructure son organisation autour de cinq pôles
Fannie Wurtz prend la direction du pôle clients du gestionnaire d'actifs du Crédit Agricole tandis que Vincent Mortier supervisera le pôle investissements.
ETF à la Une
State Street IM et Ninety One s'associent pour lancer des ETF actifs
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Allianz déçoit les attentes en vie-santé
- La crise politique continue de secouer la livre sterling et les taux britanniques
- Le marché primaire de la dette corporate en euros profite des beaux jours
Contenu de nos partenaires
-
EditorialBolloré, le cinéma et le festival d’hypocrisie
S’il est vrai que le cinéma peut, mieux que d’autres arts majeurs, vendre du rêve et stimuler l’imaginaire, il faudrait tout de même une bonne dose de crédulité pour adhérer à un scénario sur un méchant milliardaire (forcément très-très méchant) qui se ferait copieusement insulter mais continuerait sans broncher à abreuver de millions d’euros ceux qui le piétinent. Et il faudrait une bonne dose de naïveté pour s’étonner que les gentils artistes (forcément très-très gentils) qui veulent mobiliser contre le « crypto-fascisme » de leur financeur, se retrouvent privés de l’argent du réactionnaire honni. -
MacroG7 Finances à Paris : des grandes ambitions, mais sans leviers d'actions
La France veut réduire les déséquilibres mondiaux grâce à la coopération des grandes démocraties, à l’heure où s’aggravent les tensions géopolitiques et commerciales -
Pouvoir d'attractionAprès Trump, Poutine: le carton plein de Xi Jinping sur la scène diplomatique
Le dirigeant chinois accueille son homologue russe mardi et mercredi, à peine quelques jours après la visite officielle du président américain