Le suédois SKF renforce sa présence aux Etats-Unis en rachetant Kaydon
En cette rentrée de septembre, les opérations de fusions-acquisitions repartent doucement. Dans ce mouvement, le suédois SKF, leader mondial des roulements à billes, vient d’annoncer le rachat en numéraire de l’américain Kaydon pour une valeur d’entreprise de 1,25 milliard de dollars (950 millions d’euros), dont 95 millions de dette nette. L’offre, approuvée à l’unanimité par les deux conseils d’administration, valorise la cible 12,7 fois son Ebitda, contre environ 10 fois pour SKF.
SKF lancera une offre à 35,50 dollars par action Kaydon, soit une prime de 22% sur le dernier cours et de 21% sur la moyenne trois mois. L’offre débutera le 16 septembre prochain, et la transaction devrait être finalisée dès le quatrième trimestre. Le groupe suédois, conseillé par JPMorgan, financera l’opération par sa trésorerie et par ses lignes de crédit. Barclays conseille Kaydon.
«Nous suivons depuis longtemps le développement de Kaydon, a déclaré Tom Johnstone, PDG de SKF. Ils ont un très bon portefeuille de produits, un management solide et des performances financières robustes». Surtout, le groupe suédois réduira sa dépendance au marché européen, qui représente actuellement plus de la moitié de ses ventes.
Kaydon est actif à la fois sur les roulements à billes, les produits de contrôle de vitesse et les services spécialisés, comme les services environnementaux. En 2012, le groupe américain a dégagé un chiffre d’affaires de 475 millions de dollars (62% en Amérique du Nord, 24% en Europe, 12% en Asie-Pacifique et 2% dans le reste du monde) pour une marge opérationnelle ajustée d’environ 16%. «Notre conseil estime que cette transaction présente une valeur attrayante pour nos actionnaires, a déclaré James O’Leary, PDG de Kaydon. Nous croyons que cette opération représente un excellent complément stratégique pour Kaydon qui permettra à nos activités d’accélérer leur stratégie de croissance en s’associant à SKF».
SKF anticipe 50 millions de dollars de synergies d’achat annuelles d’ici à cinq ans, et 30 millions de synergies de coût annuelles dans deux à trois ans. Cet été, le géant suédois avait agréablement surpris le marché en publiant une baisse moins forte que prévu de son résultat d’exploitation à la faveur de réductions de coûts. Toutefois, SKF n’anticipait pas alors d’amélioration de la demande sur ses marchés industriels.
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