Le salon aéronautique de Dubaï s’ouvre sous les meilleurs auspices pour Boeing
C’est dans l’euphorie que s’est ouvert hier le salon aéronautique de Dubaï pour Boeing et à un moindre degré pour Airbus. Les trois plus importantes compagnies aériennes du Golfe leur ont en effet passé des commandes et engagements équivalents à 150 milliards de dollars (111 milliards d’euros) au prix catalogue, correspondant à des livraisons de plusieurs centaines d’appareils.
Boeing a été particulièrement bien servi puisque le 777X, son nouvel avion long courrier, a recueilli une commande globale de 259 appareils évaluée à 95 milliards de dollars, la plus importante de l’histoire du groupe. Mis à part Lufthansa qui a commandé 34 appareils, 150 appareils seront destinés à la compagnie Emirates, 50 autres à Qatar Airways et 25 à Etihad Airways. Celle-ci a par ailleurs commandé au constructeur américain 30 exemplaires du 787 «Dreamliner».
Saluant le succès remporté par le nouveau biréacteur, Ray Conner, président et CEO de Boeing Aviation Commerciale, a précisé que «sa toute nouvelle motorisation et sa voilure en composites apporteront à nos clients une valeur et un potentiel de croissance sans équivalent». La production du 777X devrait débuter en 2017 pour une première livraison en 2020.
Airbus a dû se contenter d’une commande supplémentaire de 50 appareils de la part d’Emirates pour son long courrier à deux niveaux A380, représentant 23 milliards de dollars au prix catalogue. Cette annonce porte à 140 le nombre total d’A380 commandés par cette seule compagnie aérienne, qui en a reçu 38 à fin octobre. Elle renforce la crédibilité de l’A380 qui avait notamment pâti d’une annulation de commande de la part de Lufthansa.
Ces commandes soulignent par ailleurs le rôle fondamental désormais joué par Emirates, Qatar Airways et Etihad Airways sur le marché aéronautique. Ces trois compagnies «ont réussi à développer leurs réseaux mondiaux au cours des dix dernières années, en partie grâce à des contrats très compétitifs pour des avions long-courriers, notamment au moment où les compagnies d’autres régions du monde étaient confrontées à de graves difficultés», explique Peter Morris, chef économiste du cabinet d'études Ascend à Londres. Les trois aéroports de la région, Dubaï, Abou Dhabi et Doha, investissent en parallèle des milliards de dollars dans de nouvelles infrastructures pour attirer les voyageurs, damant ainsi le pion aux grands aéroports occidentaux.
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