Le rythme de croissance de Google souffre de la concurrence dans le mobile
Le statut de leader mondial n’est pas la garantie d’une croissance sans nuage. C’est ce qui se dégage des résultats de Google qui affiche au titre du quatrième trimestre 2014 une progression de seulement 4,1% de son bénéfice net, à un peu moins de 4,8 milliards de dollars (4,2 milliards d’euros). Le bénéfice ajouté par action ressort à 6,88 dollars, contre 7,11 dollars attendus en moyenne par le consensus des analystes. Le directeur financier Patrick Pichette a expliqué que les résultats avaient pâti «d’un effet devises négatif, de stocks insuffisants pour le terminal Nexus 6 et de quelques éléments non récurrents».
Le chiffre d’affaires en hausse de 15% à 18,1 milliards est également inférieur aux attentes, alors qu’il était ressorti en progression de 20% au troisième trimestre. Les prix de ses publicités en ligne sont en effet de plus en plus sous pression, en raison d’un mode de consommation d’internet qui bascule de l’ordinateur personnel vers les terminaux mobiles.
«Le mobile est l’une des principales préoccupations des investisseurs», commente Robert Peck, analyste chez SunTrust Robinson Humphrey. Sur ce segment où la concurrence fait rage, la part de marché de Google est passée de 47% en 2013 à 41% l’an dernier, tandis que celle de Facebook est passée de 17% à 18%, selon la société de conseil EMarketer. Firefox a de surcroît récemment décidé de faire de Yahoo son moteur de recherche par défaut aux Etats-Unis, au détriment de Google.
Les revenus nets, qui excluent les versements à ses partenaires, ont de leur côté augmenté de 10% à 14,5 milliards. Le prix moyen des publicités en ligne, appelé coût par clic» (cost per click), a baissé de 3% par rapport au quatrième trimestre 2013, alors que le nombre de clics effectués par les internautes a augmenté de 14%. Le repli était de 2% entre le deuxième et le troisième trimestre.
Les investissements du groupe, dans des centres de données mais aussi dans de nouvelles activités annexes, continuent par ailleurs peser dans ses comptes. Ses dépenses de recherche & développement se sont ainsi envolées de 38% à 9,8 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année, et de 46% à 2,8 milliards sur les trois derniers mois. Dans les échanges d’après-Bourse, l’action cédait 3,5% à 493 dollars en réaction à ces résultats, après une clôture en petite hausse de 0,2% sur le Nasdaq.
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