Le repli du marché automobile français pourrait dépasser 10% cette année
Après un premier trimestre en chute libre en raison de la disparition des primes à la casse et un mois de mai pénalisé par les jours fériés, les immatriculations de voitures particulières en France ont limité leur repli à 0,9% en données brutes en juin, avec 208.225 unités écoulées. Corrigée du nombre de jours ouvrables, cette baisse s’élève à 5,6%, précise le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Sur l’ensemble du premier semestre, avec 1.048.298 véhicules immatriculés, le repli du marché a été ramené à 14,4% en chiffres bruts et à 13,7% en données corrigées, contre respectivement 17,2% et 15,6% sur les 5 premiers mois.
S’il a maintenu son estimation d’un repli de 8% à 10% du marché automobile français en 2012, le président du CCFA Patrick Blain s’attend désormais à un recul «plus proche» du bas de cette fourchette. «On avait prévu un marché à l’origine de l’ordre de -8%, on le voit aujourd’hui davantage autour de -10/-11%, avec encore un risque négatif», surenchérit Bernard Cambier, directeur commercial France du groupe Renault.
Bien que groupe au losange ait bénéficié d’un rebond de 9,5% de ses immatriculations en juin, cela n’a pas empêché sa part de marché de céder plus d’un point à 22,8% au premier semestre. La situation de PSA Peugeot Citroën, qui prépare un plan de restructuration, est encore plus préoccupante avec un repli mensuel de 9,5%, conduisant à une part de marché tombée à 30,6% durant les six premiers mois de 2012 contre 33,4% sur la même période de 2011.
Dans le sillage de l’alliance stratégique nouée fin février avec General Motors (GM), PSA a par ailleurs annoncé le transfert à sa filiale Gefco «de la majeure partie des activités logistiques du constructeur américain sur le Vieux Continent» à partir de 2013. L’objectif est d’élargir la base de clients et les activités internationales de Gefco, tout en diminuant la base de coûts de GM dont les ventes ont baissé de 4% en juin dans l’Hexagone.
On notera la progression remarquable des constructeurs asiatiques en juin, comme en témoignent les immatriculations de Toyota (+26,3%), de Nissan (+28,9%) et surtout du sud-coréen Hyundai (+49,8%) qui a pour la première fois dépassé sur un mois les ventes de Fiat en France. Hormis la contreperformance de sa marque Seat, Volkswagen continue de consolider sa position avec une hausse globale de 3,8% de ses ventes le mois dernier.
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